Recension : La dette cachée de l’économie. Le scandale planétaire

26 septembre 2014 par Sophie Léonard


Le concept de dette écologique est né début des années ’90 sous l’impulsion d’ONGs sud-américaines qui revendiquaient l’annulation de la dette des pays du Tiers-Monde, stipulant d’une part que l’essor économique de l’Occident a en grande partie reposé depuis cinq siècles sur le pillage des ressources naturelles et la destruction des écosystèmes du Sud et pointant d’autre part la responsabilité historique des puissances du Nord dans la dégradation de l’environnement. Loin de s’en tenir à une approche strictement environnementaliste, La dette cachée de l’économie replace cependant la question écologique au cœur des rapports de domination et d’exploitation économiques.

Dans un ouvrage remarquablement documenté, Renaud Duterme et Eric De Ruest, deux collaborateurs du CADTM, se sont attelés à cerner cette notion relativement récente qui, bien plus qu’une notion comptable, a pour vocation de favoriser la remise en question du dogme de la croissance et de susciter la mobilisation contre un modèle capitaliste productiviste, destructeur pour la planète et l’humanité. Dépassant par ailleurs le strict point de vue géographique qui opposerait un Nord homogène à un Sud homogène, les auteurs invitent également à analyser la notion de dette Dette Dette multilatérale : Dette qui est due à la Banque mondiale, au FMI, aux banques de développement régionales comme la Banque Africaine de Développement, et à d’autres institutions multilatérales comme le Fonds Européen de Développement.
Dette privée : Emprunts contractés par des emprunteurs privés quel que soit le prêteur.
Dette publique : Ensemble des emprunts contractés par des emprunteurs publics.
écologique en termes de classes sociales : « le 1% le plus riche contre les 99% restants », démontrant « à travers de multiples exemples que, bien souvent, au Nord comme au Sud, la majorité subit les mêmes politiques, dictées par une oligarchie que guide la recherche du profit à court terme. »

Dressant dans une première partie, l’histoire géopolitique de la dette écologique Dette écologique La dette écologique est la dette contractée par les pays industrialisés envers les autres pays à cause des spoliations passées et présentes de leurs ressources naturelles, auxquelles s’ajoutent la délocalisation des dégradations et la libre disposition de la planète afin d’y déposer les déchets de l’industrialisation.

La dette écologique trouve son origine à l’époque coloniale et n’a cessé d’augmenter à travers diverses activités :


- La « dette du carbone ». C’est la dette accumulée en raison de la pollution atmosphérique disproportionnée due aux grandes émissions de gaz de certains pays industriels, avec, à la clé, la détérioration de la couche d’ozone et l’augmentation de l’effet de serre.

- La « biopiraterie ». C’est l’appropriation intellectuelle des connaissances ancestrales sur les semences et sur l’utilisation des plantes médicinales et d’autres végétaux par l’agro-industrie moderne et les laboratoires des pays industrialisés qui, comble de l’usurpation, perçoivent des royalties sur ces connaissances.

- Les « passifs environnementaux ». C’est la dette due au titre de l’exploitation sous-rémunérée des ressources naturelles, grevant de surcroît les possibilités de développement des peuples lésés : pétrole, minéraux, ressources forestières, marines et génétiques.

- L’exportation vers les pays les plus pauvres de produits dangereux fabriqués dans les pays industriels.

Dette écologique et dette extérieure sont indissociables. L’obligation de payer la dette extérieure et ses intérêts impose aux pays débiteurs de réaliser un excédent monétaire. Cet excédent provient pour une part d’une amélioration effective de la productivité et, pour une autre part, de l’appauvrissement des populations de ces pays et de l’abus de la nature. La détérioration des termes de l’échange accentue le processus : les pays les plus endettés exportent de plus en plus pour obtenir les mêmes maigres recettes tout en aggravant mécaniquement la pression sur les ressources naturelles.
, qu’ils font remonter à 1492 « tournant pour la plupart des populations de la planète, mais aussi pour les écosystèmes », les auteurs rappellent comment les colonisateurs vont imposer aux pays du Sud de se spécialiser dans des monocultures incultivables dans les zones tempérées du Nord et procéder à l’exploitation intensive de leurs ressources minières et forestières. « En plus de désintégrer l’économie locale en l’organisant uniquement en vue de l’exportation, l’exploitation massive des ressources naturelles engendra toujours plus de dégâts écologiques (…) qui constituent une partie de la dette écologique. » Les indépendances ne mettront toutefois pas un terme à cette situation, bien au contraire ! La Banque mondiale Banque mondiale
BM
La Banque internationale pour la reconstruction et le développement (BIRD) a été créée en juillet 1944 à Bretton Woods (États-Unis), à l’initiative de 45 pays réunis pour la première Conférence monétaire et financière des Nations unies. En 2011, 187 pays en étaient membres.

Créée en 1944 à Bretton Woods dans le cadre du nouveau système monétaire international, la Banque possède un capital apporté par les pays membres et surtout emprunte sur les marchés internationaux de capitaux. La Banque finance des projets sectoriels, publics ou privés, à destination des pays du Tiers Monde et de l’ex-bloc soviétique. Elle se compose des cinq filiales suivantes :
La Banque internationale pour la reconstruction et le développement (BIRD, 189 membres en 2017) octroie des prêts concernant de grands secteurs d’activité (agriculture et énergie), essentiellement aux pays à revenus intermédiaires.
L’Association internationale pour le développement (AID, ou IDA selon son appellation anglophone, 164 membres en 2003) s’est spécialisée dans l’octroi à très long terme (35 à 40 ans, dont 10 de grâce) de prêts à taux d’intérêt nuls ou très faibles à destination des pays les moins avancés (PMA).
La Société financière internationale (SFI) est la filiale de la Banque qui a en charge le financement d’entreprises ou d’institutions privées du Tiers Monde.
Enfin, le Centre international de règlements des différends relatifs aux investissements (CIRDI) gère les conflits d’intérêts tandis que l’Agence multilatérale de garantie des investissements (AMGI) cherche à favoriser l’investissement dans les PED. Avec l’accroissement de l’endettement, la Banque mondiale a, en accord avec le FMI, développé ses interventions dans une perspective macro-économique. Ainsi la Banque impose-t-elle de plus en plus la mise en place de politiques d’ajustement destinées à équilibrer la balance des paiements des pays lourdement endettés. La Banque ne se prive pas de « conseiller » les pays soumis à la thérapeutique du FMI sur la meilleure façon de réduire les déficits budgétaires, de mobiliser l’épargne interne, d’inciter les investisseurs étrangers à s’installer sur place, de libéraliser les changes et les prix. Enfin, la Banque participe financièrement à ces programmes en accordant aux pays qui suivent cette politique, des prêts d’ajustement structurel depuis 1982.

TYPES DE PRÊTS ACCORDÉS PAR LA BM :

1) Les prêts-projets : prêts classiques pour des centrales thermiques, le secteur pétrolier, les industries forestières, les projets agricoles, barrages, routes, distribution et assainissement de l’eau, etc.
2) Les prêts d’ajustement sectoriel qui s’adressent à un secteur entier d’une économie nationale : énergie, agriculture, industrie, etc.
3) Les prêts à des institutions qui servent à orienter les politiques de certaines institutions vers le commerce extérieur et à ouvrir la voie aux transnationales. Ils financent aussi la privatisation des services publics.
4) Les prêts d’ajustement structurel, censés atténuer la crise de la dette, qui favorisent invariablement une politique néo-libérale.
5) Les prêts pour lutter contre la pauvreté.
Site :
ayant incité de nombreux Etats à s’endetter – sous prétexte de moderniser leurs économies, mais en réalité pour financer des infrastructures d’exportation – la dette va devenir la pierre angulaire d’un système néocolonial pernicieux, renforcé dans les années ’80 par le FMI FMI
Fonds monétaire international
Le FMI a été créé en 1944 à Bretton Woods (avec la Banque mondiale, son institution jumelle). Son but était de stabiliser le système financier international en réglementant la circulation des capitaux.

À ce jour, 188 pays en sont membres (les mêmes qu’à la Banque mondiale).

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et les plans d’ajustement structurel Ajustement structurel Les Plans d’ajustement structurel ont été imposés par les IFI en contrepartie de l’octroi de nouveaux prêts ou de l’échelonnement d’anciens prêts, projets financés par la Banque mondiale, conditionnalités du FMI, etc.
Les Plans d’austérité, appliqués depuis aux pays endettés du Nord, sont des copiés/collés des Plans d’ajustement structurel subits par les pays du Sud depuis 30 ans.
. Par ailleurs, cette approche « géohistorique » insiste également sur le fait que l’Histoire regorge d’exemples d’utilisation de la guerre comme arme d’exploitation économique et moyen d’accéder aux ressources naturelles.

Les dossiers noirs de l’impasse capitaliste

Au fil de cinq chapitres abondamment illustrés, les auteurs vont ensuite passer en revue les dossiers lourds de la dette écologique. Le dossier énergétique tout d’abord. Evoquant entre autres les nombreuses catastrophes provoquées par l’exploitation et le transport du pétrole ainsi que le « lourd tribut humain et écologique (dû) aux folies de l’extractivisme Extractivisme Modèle de développement basé sur l’exploitation des ressources naturelles, humaines et financières, guidé par la croyance en une nécessaire croissance économique. pétrolier », les auteurs mettent également en évidence les liens entre l’exploitation de l’or noir et le sous-développement, à l’instar du Nigéria, premier pays africain producteur de pétrole, mais dont 70% de la population vit en-dessous du seuil de pauvreté.
Le livre passe ensuite en revue le « cauchemar chimique » : les 6000 tonnes de mercure encore rejetées dans la nature chaque année contaminant de 10 à 15 millions de personnes ; les millions de victimes de l’agent orange au Vietnam ; la reconversion des géants de la chimie dans une « révolution verte » soi-disant destinée à mettre un terme à la faim dans le monde ; l’enfer de Bhopal qui, dans toute son horreur, témoigne des dérives d’une mondialisation Mondialisation (voir aussi Globalisation)
(extrait de F. Chesnais, 1997a)
Jusqu’à une date récente, il paraissait possible d’aborder l’analyse de la mondialisation en considérant celle-ci comme une étape nouvelle du processus d’internationalisation du capital, dont le grand groupe industriel transnational a été à la fois l’expression et l’un des agents les plus actifs.
Aujourd’hui, il n’est manifestement plus possible de s’en tenir là. La « mondialisation de l’économie » (Adda, 1996) ou, plus précisément la « mondialisation du capital » (Chesnais, 1994), doit être comprise comme étant plus - ou même tout autre chose - qu’une phase supplémentaire dans le processus d’internationalisation du capital engagé depuis plus d’un siècle. C’est à un mode de fonctionnement spécifique - et à plusieurs égards important, nouveau - du capitalisme mondial que nous avons affaire, dont il faudrait chercher à comprendre les ressorts et l’orientation, de façon à en faire la caractérisation.

Les points d’inflexion par rapport aux évolutions des principales économies, internes ou externes à l’OCDE, exigent d’être abordés comme un tout, en partant de l’hypothèse que vraisemblablement, ils font « système ». Pour ma part, j’estime qu’ils traduisent le fait qu’il y a eu - en se référant à la théorie de l’impérialisme qui fut élaborée au sein de l’aile gauche de la Deuxième Internationale voici bientôt un siècle -, passage dans le cadre du stade impérialiste à une phase différant fortement de celle qui a prédominé entre la fin de Seconde Guerre mondiale et le début des années 80. Je désigne celui-ci pour l’instant (avec l’espoir qu’on m’aidera à en trouver un meilleur au travers de la discussion et au besoin de la polémique) du nom un peu compliqué de « régime d’accumulation mondial à dominante financière ».

La différenciation et la hiérarchisation de l’économie-monde contemporaine de dimension planétaire résultent tant des opérations du capital concentré que des rapports de domination et de dépendance politiques entre États, dont le rôle ne s’est nullement réduit, même si la configuration et les mécanismes de cette domination se sont modifiés. La genèse du régime d’accumulation mondialisé à dominante financière relève autant de la politique que de l’économie. Ce n’est que dans la vulgate néo-libérale que l’État est « extérieur » au « marché ». Le triomphe actuel du « marché » n’aurait pu se faire sans les interventions politiques répétées des instances politiques des États capitalistes les plus puissants (en premier lieu, les membres du G7). Cette liberté que le capital industriel et plus encore le capital financier se valorisant sous la forme argent, ont retrouvée pour se déployer mondialement comme ils n’avaient pu le faire depuis 1914, tient bien sûr aussi de la force qu’il a recouvrée grâce à la longue période d’accumulation ininterrompue des « trente glorieuses » (l’une sinon la plus longue de toute l’histoire du capitalisme). Mais le capital n’aurait pas pu parvenir à ses fins sans le succès de la « révolution conservatrice » de la fin de la décennie 1970.
néolibérale poussant à mettre en concurrence des normes environnementales ; les dégâts sociaux énormes et les incertitudes sanitaires et environnementales liées à l’introduction des cultures d’OGM OGM
Organisme génétiquement modifié
Organisme vivant (végétal ou animal) sur lequel on a procédé à une manipulation génétique afin de modifier ses qualités, en général afin de le rendre résistant à un herbicide ou un pesticide. En 2000, les OGM couvraient plus de 40 millions d’hectares, concernant pour les trois-quarts le soja et le maïs. Les principaux pays producteurs étaient les USA, l’Argentine et le Canada. Les plantes génétiquement modifiées sont en général produites intensivement pour l’alimentation du bétail des pays riches. Leur existence pose trois problèmes.


- Problème sanitaire. Outre la présence de nouveaux gènes dont les effets ne sont pas toujours connus, la résistance à un herbicide implique que le producteur va multiplier son utilisation. Les produits OGM (notamment le soja américain) se retrouvent gorgés d’herbicide dont dont on ignore les effets sur la santé humaine. De plus, pour incorporer le gène nouveau, on l’associe à un gène de résistance à un antibiotique, on bombarde des cellules saines et on cultive le tout dans une solution en présence de cet antibiotique pour ne conserver que les cellules effectivement modifiées.


- Problème juridique. Les OGM sont développés à l’initiative des seules transnationales de l’agrochimie comme Monsanto, pour toucher les royalties sur les brevets associés. Elles procèdent par coups de boutoir pour enfoncer une législation lacunaire devant ces objets nouveaux. Les agriculteurs deviennent alors dépendants de ces firmes. Les États se défendent comme ils peuvent, bien souvent complices, et ils sont fort démunis quand on découvre une présence malencontreuse d’OGM dans des semences que l’on croyait saines : destruction de colza transgénique dans le nord de la France en mai 2000 (Advanta Seeds), non destruction de maïs transgénique sur 2600 ha en Lot et Garonne en juin 2000 (Golden Harvest), retrait de la distribution de galettes de maïs Taco Bell aux USA en octobre 2000 (Aventis). En outre, lors du vote par le parlement européen de la recommandation du 12/4/2000, l’amendement définissant la responsabilité des producteurs a été rejeté.


- Problème alimentaire. Les OGM sont inutiles au Nord où il y a surproduction et où il faudrait bien mieux promouvoir une agriculture paysanne et saine, inutiles au Sud qui ne pourra pas se payer ces semences chères et les pesticides qui vont avec, ou alors cela déséquilibrera toute la production traditionnelle. Il est clair selon la FAO que la faim dans le monde ne résulte pas d’une production insuffisante.

Sur ces questions comme sur les autres dossiers, tout en constatant l’impunité ordinaire de « ceux qui ont placé l’avidité au-dessus du bien-vivre de l’humanité », les auteurs encouragent le développement d’une justice réparatrice ainsi qu’une évolution du droit de et à l’environnement.

Le chapitre consacré à « la naissance d’une dette agricole et alimentaire » s’attaque à la question de l’alimentation. Mettant en exergue les chiffres de la FAO [1] selon lesquels « une personne sur sept souffre de la faim, (tandis que) au moins un tiers des aliments produits sont gaspillés », les auteurs démontrent au fil des pages le caractère « absurde, dangereux, injuste et insoutenable » du modèle agricole dominant, pointant du doigt la responsabilité des institutions financières et de l’agro-business, tout en appelant à déconcentrer la production agricole et à promouvoir une « agriculture de proximité, par et pour les paysans ».

Vient ensuite la question des déchets ou « comment le Nord transforme le Sud en dépotoir », phénomène également emblématique d’un système où le profit prime sur toute autre forme de considération pour les vies humaines ou l’environnement. « Cette attitude consistant, pour le Nord, à externaliser ses nuisances bien loin de sa législation et de son opinion publique est tout à fait concomitante à l’idée de dette écologique ». Une fois de plus, à travers ce dossier, l’analyse plaide plus largement pour une remise en question radicale d’un système économique productiviste basé sur une « logique de surconsommation matérielle, de croissance et d’accumulation ».

Enfin, pour terminer le tour des constats, R. Duterme et E. de Ruest nous mettent en garde contre « l’opportunisme vert » et ceux qui surfant sur la vague d’une certaine prise de conscience environnementale adoptent des méthodes de greenwashing « pour que nous continuions à consommer en gardant bonne conscience » à l’instar de la « communication pseudo-verte sur les agro-carburants. »

Appel à la convergence des luttes

Certes, le tour d’horizon des dossiers de la dette écologique a de quoi nous écœurer, tout comme le cynisme de cette oligarchie mondiale prédatrice. Mais sortant de l’habituel discours culpabilisant sur l’environnement, le propos défendu ici en appelle davantage à une prise de conscience et à promouvoir « le principe fondamental de responsabilité ».

Dans un contexte de crise économique et de récession Récession Croissance négative de l’activité économique dans un pays ou une branche pendant au moins deux trimestres. qui, depuis 2008, nous a détourné des questions environnementales, la mise en lumière de La dette cachée de l’économie – telle que présentée dans cet ouvrage – mérite que l’on si attarde à plus d’un titre, mais sa plus grande vertu reste sans doute d’encourager la convergence des luttes.

Montrant en effet à travers une multitude d’illustrations que les exploitations humaines et environnementales sont complètement liées – ce qu’ont d’ailleurs depuis longtemps intégré nombre de mouvements sociaux au Sud de la planète –, ce plaidoyer invite à faire converger les luttes sociales et écologiques. En soulignant d’une part que l’une des grandes failles des sommets environnementaux est de ne jamais remettre en cause les rapports de domination, et conviant d’autre part les syndicats à se remettre en question lorsqu’ils continuent à revendiquer une croissance à tout prix faisant fi des impacts environnementaux, les auteurs invitent les mouvements syndicaux et écologistes à parvenir à des revendications communes. Alors que se négocie dans la plus grande opacité un traité transatlantique qui risque – c’est un euphémisme – une fois de plus de brader les normes sociales et environnementales, cette invitation est d’une actualité criante. D’une urgence vitale.


le livre : http://cadtm.org/La-dette-cachee-de-l-economie




Notes

[1La FAO est l’Organisation des Nations-Unies pour l’alimentation et l’agriculture http://www.fao.org/docrep/018/i3347e.pdf (chiffres publiés en 2013)