FMI / Fonds monétaire international

Le FMI a été créé en 1944 à Bretton Woods (avec la Banque mondiale, son institution jumelle). Son but était de stabiliser le système financier international en réglementant la circulation des capitaux.

À ce jour, 188 pays en sont membres (les mêmes qu’à la Banque mondiale).

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Le FMI a été créé en 1944 à Bretton Woods (avec la Banque mondiale Banque mondiale
BM
La Banque internationale pour la reconstruction et le développement (BIRD) a été créée en juillet 1944 à Bretton Woods (États-Unis), à l’initiative de 45 pays réunis pour la première Conférence monétaire et financière des Nations unies. En 2011, 187 pays en étaient membres.

Créée en 1944 à Bretton Woods dans le cadre du nouveau système monétaire international, la Banque possède un capital apporté par les pays membres et surtout emprunte sur les marchés internationaux de capitaux. La Banque finance des projets sectoriels, publics ou privés, à destination des pays du Tiers Monde et de l’ex-bloc soviétique. Elle se compose des cinq filiales suivantes :
La Banque internationale pour la reconstruction et le développement (BIRD, 184 membres en 2003) octroie des prêts concernant de grands secteurs d’activité (agriculture et énergie), essentiellement aux pays à revenus intermédiaires.
L’Association internationale pour le développement (AID, ou IDA selon son appellation anglophone, 164 membres en 2003) s’est spécialisée dans l’octroi à très long terme (35 à 40 ans, dont 10 de grâce) de prêts à taux d’intérêt nuls ou très faibles à destination des pays les moins avancés (PMA).
La Société financière internationale (SFI) est la filiale de la Banque qui a en charge le financement d’entreprises ou d’institutions privées du Tiers Monde.
Enfin, le Centre international de règlements des différends relatifs aux investissements (CIRDI) gère les conflits d’intérêts tandis que l’Agence multilatérale de garantie des investissements (AMGI) cherche à favoriser l’investissement dans les PED. Avec l’accroissement de l’endettement, la Banque mondiale a, en accord avec le FMI, développé ses interventions dans une perspective macro-économique. Ainsi la Banque impose-t-elle de plus en plus la mise en place de politiques d’ajustement destinées à équilibrer la balance des paiements des pays lourdement endettés. La Banque ne se prive pas de « conseiller » les pays soumis à la thérapeutique du FMI sur la meilleure façon de réduire les déficits budgétaires, de mobiliser l’épargne interne, d’inciter les investisseurs étrangers à s’installer sur place, de libéraliser les changes et les prix. Enfin, la Banque participe financièrement à ces programmes en accordant aux pays qui suivent cette politique, des prêts d’ajustement structurel depuis 1982.

TYPES DE PRETS ACCORDES PAR LA BM :
1) Les prêts-projets : prêts classiques pour des centrales thermiques, le secteur pétrolier, les industries forestières, les projets agricoles, barrages, routes, distribution et assainissement de l’eau, etc.
2) Les prêts d’ajustement sectoriel qui s’adressent à un secteur entier d’une économie nationale : énergie, agriculture, industrie, etc.
3) Les prêts à des institutions qui servent à orienter les politiques de certaines institutions vers le commerce extérieur et à ouvrir la voie aux transnationales. Ils financent aussi la privatisation des services publics.
4) Les prêts d’ajustement structurel, censés atténuer la crise de la dette, qui favorisent invariablement une politique néo-libérale.
5) Les prêts pour lutter contre la pauvreté.
Site : http://www.banquemondiale.org
, son institution jumelle). Son but était de stabiliser le système financier international en réglementant la circulation des capitaux.

À ce jour, 188 pays en sont membres (les mêmes qu’à la Banque mondiale). Son conseil d’administration est composé de 24 membres. Huit pays ont un administrateur : les États-Unis, le Japon, l’Allemagne, la France, le Royaume-Uni, l’Arabie saoudite, la Chine et la Russie. Les seize autres sont nommés par des groupes de pays.

Le conseil d’administration élit un directeur général pour cinq ans, par tradition un européen. Depuis novembre 2007 c’est le français Dominique Strauss-Kahn qui est à la tête de cette institution.

Tout pays qui devient membre du FMI se doit de verser un droit d’entrée appelé « quote-part », calculée en fonction de l’importance économique et géopolitique du pays. Certains pays payent leur cotisation en or et l’Afrique du sud lui en a vendu en 1970-1971 de grosses quantités. Le FMI est le troisième détenteur de métal jaune du monde ; fin mars 2008, ses réserves s’élevaient à 103 millions d’onces (3 217 tonnes).

Comme à la Banque mondiale, le nombre des droits de vote d’un pays est fonction de sa quote-part. Les États-Unis ont plus de 16% suivis par le Japon, l’Allemagne, la France, le Royaume-Uni, la Chine, l’Italie, l’Arabie saoudite, le Canada et la Belgique. Comme à la Banque mondiale, le seuil de 85% permet aux États-Unis de faire la pluie et le beau temps au FMI. En effet, cette majorité de 85% est requise pour toutes les décisions importantes engageant l’avenir du FMI. Et comme à la Banque mondiale, les États-Unis sont le seul pays à détenir plus de 15% des droits de vote, d’où un droit de veto de fait…

Le groupe emmené par le Togo, qui regroupe 24 pays d’Afrique noire (francophones et lusophones) et représente 225 millions d’individus, possède seulement 1,39 % des droits de vote.

Devant ces déséquilibres aussi flagrants les pays émergents Pays émergents Les pays émergents désignent la vingtaine de pays en développement ayant accès aux marchés financiers. ont demandé la révision des droits de vote. En 2006, le FMI a proposé une réforme. Au lieu de remettre à plat une organisation fondamentalement bancale, la décision a été prise de compliquer les choses avec un réaménagement en plusieurs temps et sur plusieurs années. La première phase n’a concerné que quatre pays émergents, proches des États-Unis et qui d’ailleurs achètent en masse des bons du Trésor Bons du Trésor Titres d’emprunts émis par le Trésor public pour se financer. Leur durée
peut aller de quelques mois à trente ans.
états-unien : les heureux élus sont la Chine, la Corée du Sud, le Mexique et la Turquie. Ils ont dû se contenter de quelques miettes. Dominique Strauss Kahn a fait de la poursuite de la démocratisation du FMI son principal cheval de bataille, on attend la suite. Mais une chose est sûre : le partage du pouvoir au FMI était une mascarade, il le restera...

Avec un tel système, on se rend compte que les pays de la Triade Triade Les expressions « Triade » et « triadique » sont dues à K. Ohmae (1985). Elles ont été utilisées d’abord par les business schools et le journalisme économique, avant d’être adoptées très largement. Les trois pôles de la Triade désignent les États-Unis, l’Union européenne et le Japon, mais autour de ces pôles se forment des associations un peu plus larges. Selon Ohmae, le seul espoir d’un pays en développement - il faut y ajouter désormais les anciens pays dits socialistes - est de se hisser au statut de membre associé, même périphérique, d’un des trois « pôles ». Cela vaut également pour les nouveaux pays industrialisés (NPI) d’Asie, qui ont été intégrés par étapes, avec notamment des différences de pays à pays, dans le pôle dominé par le Japon (Chesnais, 1997, p. 85-86). parviennent sans mal à réunir la majorité des droits de vote et ont donc toute facilité pour piloter le FMI. Leur pouvoir est démesuré si on le compare à celui des PED dont les droits de vote sont ridiculement réduits eu égard à la taille des populations qu’ils représentent.

Les prêts du FMI sont assortis de conditionnalités dictant aux pays les mesures d’austérité à prendre. Seulement si ces conditions sont appliquées l’argent est versé, par tranches, certaines tranches pouvant être suspendues si le pays ne satisfait plus aux exigences. En 2008, les pays empruntaient au FMI à un taux de 4,15%, les pays riches lui prêtaient à 2,98%.

Depuis les années 90 le FMI se trouvait dans une situation difficile, le nombre de prêts avait nettement baissé, certains pays, et non des moindres, avaient soldé leur compte, et la contestation grandissante avait bien terni son image. En avril 2008, le conseil d’administration du FMI a approuvé la vente de 403 tonnes d’or, pour une valeur de 11 milliards de dollars afin de renflouer les caisses.

Puis la crise est passée par là et lui a permis de revenir au devant de la scène. Le G20 G20 G20 : Le Groupe des vingt (G20) est un groupe composé de dix-neuf pays et de l’Union européenne dont les ministres, les chefs de banques centrales et les chefs d’État se réunissent régulièrement. Il a été créé en 1999, après la succession de crises financières dans les années 1990. Il vise à favoriser la concertation internationale, en intégrant le principe d’un dialogue élargi compte tenu du poids économique croissant pris par un certain nombre de pays. Sont membres : Allemagne, Afrique du Sud, Arabie saoudite, Argentine, Australie, Brésil, Canada, Chine, Corée du Sud, États-Unis, France, Inde, Indonésie, Italie, Japon, Mexique, Royaume-Uni, Russie, Turquie, l’Union européenne (représentée par le Président du conseil et celui de la Banque centrale européenne). d’avril 2009 s’est engagé à tripler ses réserves, et le voilà redevenu le « sauveur », « aidant » maintenant aussi les pays du Nord victimes de la crise. Mais les pratiques n’ont pas changées, malgré les belles paroles de son directeur annonçant un « nouveau » FMI.

Au Nord comme au Sud, la recette est toujours la même : l’austérité, encore l’austérité. Réduction des dépenses publiques, des budgets sociaux, des salaires, des retraites, augmentation de la TVA, privatisations, ouverture des marchés... Bref, les plans d’ajustement structurel Ajustement structurel Politique économique imposée par le FMI en contrepartie de l’octroi de nouveaux prêts ou de l’échelonnement d’anciens prêts. transposés au Nord, ces « conseils » qui ont déjà fait tant de dégâts dans les pays en développement, car le FMI est bien un outil au service du système capitaliste.