Ouvrage collectif sur le développement

Quel développement ? Quelle coopération internationale ?

16 janvier 2008


Tamara Kunanayakam, Contributions de A. Zacharie, W. Bello et R. Herrera

Des questions récurrentes, où se confondent souvent « croissance », « développement », « aide au développement », « coopération international »…

A cette confusion, la Déclaration sur le droit au développement, adoptée en 1986 par l’Assemblée générale des Nations Unies, apporte des réponses. Il s’agit d’un texte fondateur plus que jamais d’actualité.
Cependant, bien qu’approuvée avec 146 voix pour, une seule opposition, les Etats-Unis, et une dizaine d’abstentions, elle ne fut jamais appliquée. Ce produit de la décolonisation, fruit de 25 ans d’efforts du Mouvement des non-alignés Mouvement des non-alignés Groupe de pays prônant, à partir des années 1950, la neutralité face aux blocs dirigés par les deux super-puissances (États-Unis et Union soviétique), alors en pleine guerre froide. En avril 1955, une conférence de pays asiatiques et africains se réunit à Bandoeng (Indonésie) pour promouvoir l’unité et l’indépendance du tiers-monde, la décolonisation et la fin de la ségrégation raciale. Les initiateurs sont Tito (Yougoslavie), Nasser (Égypte), Nehru (Inde), Sukarno (Indonésie). Le mouvement des non-alignés naît véritablement à Belgrade en 1961. D’autres conférences suivront au Caire (1964), à Lusaka (1970), à Alger (1973), à Colombo (1976).

L’action du mouvement des non-alignés, composé de 120 pays, a eu au cours des dernières années une portée très limitée.
, fut emporté par la vague néolibérale.
Face aux impasses actuelles, il apparaît urgent de s’en réapproprier les concepts. D’une grande audace, il pourrait devenir source d’inspiration pour tous les mouvements luttant pour la solidarité internationale : placer l’être humain et les peuples au centre du développement, promouvoir le droit des peuples à l’autodétermination, la participation populaire, la démocratie, obliger les Etats à coopérer entre eux au lieu de se concurrencer sur le dos des plus faibles, lancer un désarment général au profit du bien-être pour toutes et tous...

Tamara Kunanayakan, chercheuse, militante sri lankaise qui a suivi de près ce dossier au sein des Nations Unies des années durant, explique l’histoire de ce texte révolutionnaire, son contenu, sa validité juridique, sa pertinence pour l’avenir… Son analyse, qui constitue plus de la moitié de l’ouvrage, est complétée par trois fortes contributions dont la diversité souligne les ouvertures et les convergences : Arnaud Zacharie, secrétaire politique du CNCD (Belgique), montre le recul enregistré avec les « Objectifs du millénaire » ; Walden Bello, figure de proue de l’institut asiatique de recherches Focus on Global South, dissèque la déliquescence du « post-Consensus de Washington ». Rémy Herrera, chercheur au CNRS (Paris I) et militant altermondialiste, trace des perspectives d’espoir en faisant découvrir l’Alternative bolivarienne pour les Amériques, l’ALBA, ce qui signifie « aube » en espagnol

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