30 novembre

Genève, Suisse

Manifestation pour la levée de la propriété intellectuelle sur les vaccins, tests & traitements anti-covid maintenant !

À travers le monde, 10. 000 personnes meurent tous les jours du Covid.

Alors que les pays riches, solvables, ont accès aux traitements, vaccins et diagnostics anti-Covid, la majorité de la population mondiale, vivant dans des pays à faibles et moyens revenus, n’y a pas ou peu accès.

Cela est dû au fait que des droits de propriété intellectuelle, notamment des brevets, protègent les bénéfices des compagnies pharmaceutiques. Ces dernières et les gouvernements des pays riches, dont la Suisse et l’Union européenne, s’opposent à la levée de ces droits, dans le cadre de l’OMC OMC
Organisation mondiale du commerce
Née le 1er janvier 1995, elle remplace le forum permanent de négociation qu’était l’Accord général sur les tarifs douaniers et le commerce (GATT) où les États avaient seulement le statut de « parties contractuelles ». Un des objectifs de l’OMC est le démantèlement, lorsqu’ils existent encore, des monopoles nationaux constitués en vertu d’une décision publique. C’est déjà le cas pour les télécommunications dont la décision a été prise dans le cadre de l’OMC en février 97. Mais il en reste d’autres comme les chemins de fer qui attirent la convoitise des grands groupes financiers.

Un autre objectif est la libéralisation totale des investissements. L’instrument utilisé a été le projet d’Accord multilatéral sur l’investissement (AMI). L’AMI dont l’élaboration avait été décidée lors de la réunion ministérielle de l’OCDE de mai 1995, vise l’ensemble des investissements : directs (industrie, services, ressources naturelles) et de portefeuille. Il prévoit des dispositifs de protection, notamment pour le rapatriement total des bénéfices. L’AMI a été comme tel abandonné en 1997 mais est réapparu sous la forme d’une multitude d’Accords bilatéraux sur l’investissement, ce sont les nouveaux « habits » de l’AMI.

L’OMC fonctionne selon le mode « un pays - une voix » mais les délégués des pays du Sud ne font pas le poids face aux tonnes de documents à étudier, à l’armée de fonctionnaires, avocats, etc. des pays du Nord. Les décisions se prennent entre puissants dans les « green rooms ». Toutefois, dans la lancée de l’épisode de Seattle en novembre 1999, la conférence de Cancun (Mexique) en septembre 2003 a été marquée par la résistance d’un groupe de 22 pays émergents du Sud, qui se sont alliés en la circonstance pour mener la conférence à l’échec, face à l’intransigeance des pays du Nord.
Site :
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À l’occasion de la Conférence ministérielle de l’OMC, qui s’ouvre à Genève le 30 novembre, mobilisons-nous pour la levée des droits de propriété intellectuelle, afin d’offrir un accès universel et immédiat à la santé.

Rejoins-nous le 30 novembre pour une manifestation à la bougie qui nous emmènera de la Place Lise-Girardin à la Place des Nations.

SOUTENU PAR :

  • Amnesty international Suisse
  • Association for Proper Internet Governance (Switzerland)
  • Association pour l’aide médicale en Amérique centrale (AMCA)
  • Attac Austria & Norway
  • Centrale Sanitaire Suisse Romande (CSSR)
  • Centre Europe – Tiers Monde (CETIM)
  • CGAS
  • Collectif brevets sur les vaccins. Stop ! Réquisition (France)
  • Comité pour l’Abolition des dettes Illégitimes (CADTM)
  • Coordination Nationale des Comités de défense des hôpitaux et maternités de proximité (France)
  • Forum per il diritto alla salute (Milano)
  • Gen-ethisches Netzwerk e.V. (Germany)
  • Health Global Access Project
  • Ibn Sina Academy of Medieval Medicine and Sciences
  • ISDE Italia (Associazione Medici per l’Ambiente)
  • Marche mondiale des femmes
  • Medico International Schweiz
  • mediCuba-Suisse
  • No Profit on Pandemic
  • Our World Is Not for Sale (OWINFS)
  • People s Health Movement
  • Pharmaceutical Accountability Foundation
  • Public services international
  • SIT
  • Society for International Development (SID)
  • UNIA
  • Viva Salud

Flyer de l’événement :


SIGNEZ L’APPEL DE GENÈVE
POUR LA LEVÉE DE LA PROPRIÉTÉ INTELLECTUELLE SUR LES VACCINS, TESTS & TRAITEMENTS ANTI-COVID, MAINTENANT !

Les grandes sociétés pharmaceutiques ont pris en otage les populations des pays à faibles et moyens revenus, en réservant leurs livraisons de vaccins, au prix fort, aux pays les plus solvables. L’absence d’accès universel et immédiat à la vaccination, aux traitements, tests et autres technologies pourrait entraîner des centaines de milliers de morts et causer l’apparition de variants plus contagieux. Depuis le 2 octobre 2020, jour où les pays du Sud, menés par l’Afrique du Sud et l’Inde, ont demandé à l’OMC la levée de la propriété intellectuelle sur les vaccins anti-COVID, les tests et les traitements, etc., qui leur a été refusée par l’Union Européenne et la Suisse notamment, ce sont en effet en moyenne 10’119 personnes par jour qui sont décédées de cette maladie ! Alors que la Conférence ministérielle de l’OMC se réunit du 30 novembre au 3 décembre à Genève, mobilisons-nous afin de crier notre désaccord face à cette politique « d’apartheid » médicale et d’exiger la levée des droits de propriété intellectuelle sur les vaccins, les traitements et les diagnostics COVID !

Les vaccins ont été développés avec des fonds publics. Alors qu’ils sont massivement distribués dans les pays riches, leur vente profite aujourd’hui aux seuls gros actionnaires de la Big Pharma, qui voient leurs dividendes exploser. A l’opposé de cette logique, la levée des droits de propriété intellectuelle permettrait un accès bien plus large aux vaccins, traitements et diagnostics et épargnerait des centaines de milliers de vies humaines. Une remarquable étude de l’organisation de consommateurs américain Public Citizen, en lien avec des chercheurs d’Oxford University, montre qu’avec la levée des brevets, de la protection des renseignements non divulgués et le transfert de technologie, on peut vacciner la planète et éradiquer la pandémie.


Lever la propriété intellectuelle : une solution économique pour des millions de vies sauvées

Avec les mêmes instruments de planification que l’industrie pharmaceutique utilise pour préparer ses projets de sites industriels, l’étude démontre de façon convaincante comment la communauté mondiale pourrait mettre en place des centres régionaux capables de produire huit milliards de doses de vaccin d’ici mai 2022. Cela permettrait de vacciner 80 % de la population pour un coût de 9,4 milliards de dollars, soit l’équivalent du budget annuel de l’Etat de Genève… un coût dérisoire au vu des centaines de milliers de vies qui pourraient être épargnées. Ce chiffre est d’autant plus parlant lorsqu’on le compare aux dizaines et dizaines de milliards de subventions gouvernementales reçues par les trusts de la pharmacie pour développer les vaccins… Voulons-nous vraiment que ces investissements publics ne permettent que de vacciner les populations des pays riches au risque de ne jamais venir à bout du Covid-19 tout en permettant à quelques privilégié-e-s d’amasser des fortunes colossales ?


Mobilisons-nous pour la vie de toutes et tous, contre les profits de quelques un-e-s

La lutte contre la Covid-19, mais également contre toutes les autres maladies et problèmes médicaux, doit être menée à l’échelle planétaire en suspendant les logiques de maximisation du profit. La production des moyens de prévention, des vaccins, des médicaments, etc., mais aussi la prise en charge des malades ne peut dépendre de leur solvabilité. Le contrôle public de la recherche, de l’industrie pharmaceutique et du secteur hospitalier, de même que le développement d’un service public de la santé de qualité et gratuit est donc plus que jamais indispensable. À cet égard, l’exemple de Cuba, avec le développement de son vaccin public et avec sa solidarité internationale dans le domaine de la santé, montre le chemin. Alors que la Conférence ministérielle de l’OMC se réunit du 30 novembre au 3 décembre à Genève, mobilisons-nous afin de crier notre désaccord face à cette politique « d’apartheid médical » et d’exiger la levée des droits de propriété intellectuelle sur les vaccins, les traitements et tous les autres produits médicaux, nécessaire à l’endiguement du Covid-19 ! Cela est indispensable pour assurer le droit à la santé pour toutes et tous.

Partout, citoyen-ne-s, associations, syndicats, élu-e-s… saisissons-nous de ces Journées de la honte pour manifester en faveur d’un accès universel et effectif aux vaccins, aux traitements et aux diagnostics qui doivent être considérés comme des biens communs. Maintenir les droits de propriété intellectuelle est criminel ! Soutenons les pays du Sud en exigeant ensemble leur levée sans plus attendre ! Rendez-vous le 30 novembre à 17h30 à Genève, Place Lise-Girardin, pour une grande manifestation à la bougie.

Pour signer l’appel, cliquez ici : https://nov30noprofitoncovid.com/


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