L’Etat au service des banques ou de l’intérêt général ?

1er avril 2008 par Eric Toussaint , Damien Millet


A maints égards, la crise financière internationale qui s’étend est un
splendide révélateur des tromperies et des reniements de la part des
promoteurs de la globalisation Globalisation (voir aussi Mondialisation) (extrait de Chesnais, 1997a)

Origine et sens de ce terme anglo-saxon. En anglais, le mot « global » se réfère aussi bien à des phénomènes intéressant la (ou les) société(s) humaine(s) au niveau du globe comme tel (c’est le cas de l’expression global warming désignant l’effet de serre) qu’à des processus dont le propre est d’être « global » uniquement dans la perspective stratégique d’un « agent économique » ou d’un « acteur social » précis. En l’occurrence, le terme « globalisation » est né dans les Business Schools américaines et a revêtu le second sens. Il se réfère aux paramètres pertinents de l’action stratégique du très grand groupe industriel. Il en va de même dans la sphère financière. A la capacité stratégique du grand groupe d’adopter une approche et conduite « globales » portant sur les marchés à demande solvable, ses sources d’approvisionnement, les stratégies des principaux rivaux oligopolistiques, font pièce ici les opérations effectuées par les investisseurs financiers, ainsi que la composition de leurs portefeuilles. C’est en raison du sens que le terme global a pour le grand groupe industriel ou le grand investisseur financier que le terme « mondialisation du capital » plutôt que « mondialisation de l’économie » m’a toujours paru - indépendamment de la filiation théorique française de l’internationalisation dont je reconnais toujours l’héritage - la traduction la plus fidèle du terme anglo-saxon. C’est l’équivalence la plus proche de l’expression « globalisation » dans la seule acceptation tant soit peu scientifique que ce terme peut avoir.
Dans un débat public, le patron d’un des plus grands groupes européens a expliqué en substance que la « globalisation » représentait « la liberté pour son groupe de s’implanter où il le veut, le temps qu’il veut, pour produire ce qu’il veut, en s’approvisionnant et en vendant où il veut, et en ayant à supporter le moins de contraintes possible en matière de droit du travail et de conventions sociales »
financière, qu’ils soient dans les conseils
d’administration des grandes banques privées ou dans les hautes sphères des
Etats. Durant ces dernières années, le discours dominant proclamait que tout
allait pour le mieux sur le front de la dette Dette Dette multilatérale : Dette qui est due à la Banque mondiale, au FMI, aux banques de développement régionales comme la Banque Africaine de Développement, et à d’autres institutions multilatérales comme le Fonds Européen de Développement.
Dette privée : Emprunts contractés par des emprunteurs privés quel que soit le prêteur.
Dette publique : Ensemble des emprunts contractés par des emprunteurs publics.
 : grâce à de nouveaux
produits, comme la titrisation Titrisation Technique financière qui permet à une banque de transformer en titres négociables des actifs illiquides, c’est-à-dire qui ne sont pas (ou pas facilement) vendables. Initialement, cette technique a été utilisée par les établissements de crédit dans le but de refinancer une partie de leurs prêts à la clientèle. Les prêts sont cédés à un véhicule juridique qui émet en contrepartie des titres (généralement des obligations) placés sur les marchés financiers. Avec la titrisation, les risques afférents à ces crédits sont transférés des banques aux acheteurs. Cette pratique s’étend aujourd’hui à d’autres types d’actifs et d’acteurs (portefeuilles d’assurances, immobilier, créances commerciales).

(extrait de Adda, p. 101, t. 1, 1996, p. 101-102)
Cette notion décrit la prépondérance nouvelle des émissions de titres (obligations internationales classiques émises pour le compte d’un emprunteur étranger sur la place financière et dans la monnaie du pays prêteur, euro-obligations libellées dans une monnaie différente de celle de la place où elles sont émises, actions internationales) dans l’activité des marchés. A quoi s’ajoute la transformation d’anciennes créances bancaires en titres négociables, technique qui a permis aux banques d’accélérer leur désengagement à l’égard des pays en voie de développement après l’irruption de la crise de la dette.
La caractéristique principale de cette logique de titrisation est la diffusion du risque qu’elle permet. Diffusion numérique tout d’abord, puisque le risque de défaut des emprunteurs cesse d’être concentré sur un petit nombre de banques transnationales en relation étroites les unes avec les autres. Diffusion qualitative ensuite, puisque chacune des composantes du risque afférent à un titre particulier peut donner lieu à la création d’instruments spécifiques de protection négociables sur un marché : contrats à terme pour se prémunir du risque de change, contrats de taux d’intérêt pour faire face au risque de variation des taux, marchés d’option négociables, etc. Cette prolifération des instruments financiers et des marchés dérivés donne aux marchés internationaux l’allure d’une foire aux risques, selon l’expression de Charles Goldfinger.
des créances Créances Créances : Somme d’argent qu’une personne (le créancier) a le droit d’exiger d’une autre personne (le débiteur). , le risque se trouvait dispersé
entre une multitude d’acteurs. Point de crise en vue, les profits étaient
mirobolants et la croissance soutenue.

Aujourd’hui, leur construction s’effondre. Comment pouvait-il en être
autrement quand de grandes banques mènent d’énormes opérations hors bilan Hors bilan Le hors bilan assure le suivi comptable des activités qui n’impliquent pas un décaissement ou un encaissement de la part d’une entreprise ou d’une banque mais qui fait courir à celle-ci un certain nombre de risques. Il s’agit régulièrement de contrats en cours d’exécution qui n’ont pas fait l’objet d’un paiement. Les activités enregistrées dans le hors bilan bancaire sont pour l’essentiel les engagements par signature, les opérations de change et les opérations sur dérivés. ,
construisent un château de cartes avec des crédits douteux et contribuent à
créer une bulle spéculative dans le secteur immobilier qui finit par
exploser ? Loin de disperser le risque, le système a fait tout le contraire,
les grandes banques ayant accumulé les fragilités. Chacune d’elles s’est
alors efforcée de passer la patate chaude à sa voisine qui était déjà bien
embêtée avec la sienne…

Au lieu de reconnaître leurs erreurs et d’en assumer toutes les
conséquences, les grandes banques ont alors fait appel à celui dont elles
dénigrent l’action Action
Actions
Valeur mobilière émise par une société par actions. Ce titre représente une fraction du capital social. Il donne au titulaire (l’actionnaire) le droit notamment de recevoir une part des bénéfices distribués (le dividende) et de participer aux assemblées générales.
à longueur de temps : l’Etat. Elles n’ont pas hésité à
quémander une action publique forte de la part d’un Etat qu’elles jugent en
général bien trop interventionniste. En effet, les lobbies Lobby
Lobbies
Un lobby est une structure organisée pour représenter et défendre les intérêts d’un groupe donné en exerçant des pressions ou influences sur des personnes ou institutions détentrices de pouvoir. Le lobbying consiste ainsi en des interventions destinées à influencer directement ou indirectement l’élaboration, l’application ou l’interprétation de mesures législatives, normes, règlements et plus généralement, toute intervention ou décision des pouvoirs publics. Ainsi, le rôle d’un lobby est d’infléchir une norme, d’en créer une nouvelle ou de supprimer des dispositions existantes.
des grandes
banques répètent à l’envi que les pouvoirs publics doivent se plier aux lois
du marché qui seuls permettraient d’allouer efficacement les ressources et
de fixer les prix à leur juste montant…

Comme de simples subordonnés, les pouvoirs publics des Etats-Unis et
d’Europe se sont exécutés de bonne grâce : on ne refuse rien à des dirigeants
de grandes banques qui soutiennent les principaux candidats à l’élection
présidentielle et qui évoluent dans les mêmes cercle fermés… Les gouvernants
se sont donc empressés d’aller à la rescousse du privé. Au menu :
nationalisation de banques en difficulté, échanges de titres dépréciés
contre de l’argent frais (pour 200 milliards de dollars aux Etats-Unis),
injection de liquidités Liquidité
Liquidités
Capitaux dont une économie ou une entreprise peut disposer à un instant T. Un manque de liquidités peut conduire une entreprise à la liquidation et une économie à la récession.
, plans de sauvetage, baisse des taux d’intérêts…

En Grande-Bretagne, pays à la pointe de la mondialisation Mondialisation (voir aussi Globalisation)
(extrait de F. Chesnais, 1997a)
Jusqu’à une date récente, il paraissait possible d’aborder l’analyse de la mondialisation en considérant celle-ci comme une étape nouvelle du processus d’internationalisation du capital, dont le grand groupe industriel transnational a été à la fois l’expression et l’un des agents les plus actifs.
Aujourd’hui, il n’est manifestement plus possible de s’en tenir là. La « mondialisation de l’économie » (Adda, 1996) ou, plus précisément la « mondialisation du capital » (Chesnais, 1994), doit être comprise comme étant plus - ou même tout autre chose - qu’une phase supplémentaire dans le processus d’internationalisation du capital engagé depuis plus d’un siècle. C’est à un mode de fonctionnement spécifique - et à plusieurs égards important, nouveau - du capitalisme mondial que nous avons affaire, dont il faudrait chercher à comprendre les ressorts et l’orientation, de façon à en faire la caractérisation.

Les points d’inflexion par rapport aux évolutions des principales économies, internes ou externes à l’OCDE, exigent d’être abordés comme un tout, en partant de l’hypothèse que vraisemblablement, ils font « système ». Pour ma part, j’estime qu’ils traduisent le fait qu’il y a eu - en se référant à la théorie de l’impérialisme qui fut élaborée au sein de l’aile gauche de la Deuxième Internationale voici bientôt un siècle -, passage dans le cadre du stade impérialiste à une phase différant fortement de celle qui a prédominé entre la fin de Seconde Guerre mondiale et le début des années 80. Je désigne celui-ci pour l’instant (avec l’espoir qu’on m’aidera à en trouver un meilleur au travers de la discussion et au besoin de la polémique) du nom un peu compliqué de « régime d’accumulation mondial à dominante financière ».

La différenciation et la hiérarchisation de l’économie-monde contemporaine de dimension planétaire résultent tant des opérations du capital concentré que des rapports de domination et de dépendance politiques entre États, dont le rôle ne s’est nullement réduit, même si la configuration et les mécanismes de cette domination se sont modifiés. La genèse du régime d’accumulation mondialisé à dominante financière relève autant de la politique que de l’économie. Ce n’est que dans la vulgate néo-libérale que l’État est « extérieur » au « marché ». Le triomphe actuel du « marché » n’aurait pu se faire sans les interventions politiques répétées des instances politiques des États capitalistes les plus puissants (en premier lieu, les membres du G7). Cette liberté que le capital industriel et plus encore le capital financier se valorisant sous la forme argent, ont retrouvée pour se déployer mondialement comme ils n’avaient pu le faire depuis 1914, tient bien sûr aussi de la force qu’il a recouvrée grâce à la longue période d’accumulation ininterrompue des « trente glorieuses » (l’une sinon la plus longue de toute l’histoire du capitalisme). Mais le capital n’aurait pas pu parvenir à ses fins sans le succès de la « révolution conservatrice » de la fin de la décennie 1970.
néolibérale, la
crise a jeté au tapis la banque Northern Rock en septembre 2007 qui a
finalement été nationalisée en février 2008. Une fois l’entreprise remise à
flot aux frais de la collectivité, elle sera rendue au privé. De même, aux
Etats-Unis, quand Bear Stearns, 5e banque d’affaires Banques d'affaires
Banque d'affaires
Société financière dont l’activité consiste à effectuer trois types d’opérations : du conseil (notamment en fusion-acquisition), de la gestion de haut de bilan pour le compte d’entreprises (augmentations de capital, introductions en bourse, émissions d’emprunts obligataires) et des placements sur les marchés avec des prises de risque souvent excessives et mal contrôlées. Une banque d’affaires ne collecte pas de fonds auprès du public, mais se finance en empruntant aux banques ou sur les marchés financiers.
du pays, s’est
retrouvée à cours de liquidités le 13 mars dernier, les autorités monétaires
ont organisé un montage financier, avec le concours de la banque JP Morgan
Chase, qui a ensuite racheté Bear Stearns à prix bradé.

Cette crise prouve clairement que soumettre la gestion de l’économie
mondiale à la logique du profit maximum représente un coût énorme pour la
société. Les banques ont joué avec l’épargne et les dépôts liquides de
centaines de millions d’individus. Leurs errements conduisent à des pertes
énormes et à des drames humains, comme ce fut le cas avec la faillite de la
multinationale Enron en 2001. Environ 25 000 salariés d’Enron se sont
retrouvés avec une retraite dérisoire car le fonds de pension Fonds de pension Fonds d’investissement, appelé aussi fonds de retraite, qui a pour vocation de gérer un régime de retraite par capitalisation. Un fonds de pension est alimenté par l’épargne des salariés d’une ou plusieurs entreprises, épargne souvent complétée par l’entreprise ; il a pour mission de verser des pensions aux salariés adhérents du fonds. Les fonds de pension gèrent des capitaux très importants, qui sont généralement investis sur les marchés boursiers et financiers. de
l’entreprise avait été décapitalisé par les dirigeants qui avaient
discrètement vendu leurs actions pour plus d’un milliard de dollars [1].

Entre Nord et Sud, les ressemblances sont frappantes. Au Sud, la crise de la
dette, survenue au début des années 1980, fut provoquée par l’augmentation
unilatérale des taux d’intérêt Taux d'intérêt Quand A prête de l’argent à B, B rembourse le montant prêté par A (le capital), mais aussi une somme supplémentaire appelée intérêt, afin que A ait intérêt à effectuer cette opération financière. Le taux d’intérêt plus ou moins élevé sert à déterminer l’importance des intérêts.
Prenons un exemple très simple. Si A emprunte 100 millions de dollars sur 10 ans à un taux d’intérêt fixe de 5 %, il va rembourser la première année un dixième du capital emprunté initialement (10 millions de dollars) et 5 % du capital dû, soit 5millions de dollars, donc en tout 15millions de dollars. La seconde année, il rembourse encore un dixième du capital initial, mais les 5 % ne portent plus que sur 90 millions de dollars restants dus, soit 4,5 millions de dollars, donc en tout 14,5 millions de dollars. Et ainsi de suite jusqu’à la dixième année où il rembourse les derniers 10 millions de dollars, et 5 % de ces 10 millions de dollars restants, soit 0,5 millions de dollars, donc en tout 10,5 millions de dollars. Sur 10 ans, le remboursement total s’élèvera à 127,5 millions de dollars. En général, le remboursement du capital ne se fait pas en tranches égales. Les premières années, le remboursement porte surtout sur les intérêts, et la part du capital remboursé croît au fil des ans. Ainsi, en cas d’arrêt des remboursements, le capital restant dû est plus élevé…
Le taux d’intérêt nominal est le taux auquel l’emprunt est contracté. Le taux d’intérêt réel est le taux nominal diminué du taux d’inflation.
par les Etats-Unis, entraînant une explosion
des remboursements demandés aux pays du tiers-monde que les banques avaient
incité à emprunter à taux variables. Dans le même temps, l’effondrement des
cours des matières premières les empêchait de pouvoir faire face, les
plongeant de manière brutale dans la crise. Le Fonds monétaire international FMI
Fonds monétaire international
Le FMI a été créé en 1944 à Bretton Woods (avec la Banque mondiale, son institution jumelle). Son but était de stabiliser le système financier international en réglementant la circulation des capitaux.

À ce jour, 188 pays en sont membres (les mêmes qu’à la Banque mondiale).

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(FMI), téléguidé par les Etats-Unis et les autres grandes puissances, a
alors imposé aux pays en développement des programmes d’ajustement
structurel drastiques. Au menu, comme dans les pays du Nord, réduction des
budgets sociaux, libéralisation totale et immédiate de l’économie, abandon
du contrôle des mouvements de capitaux, ouverture complète des marchés,
privatisations massives. Mais contrairement à ce qui se passe aujourd’hui au
Nord, l’Etat du Sud s’est vu interdire de baisser les taux d’intérêts et de
fournir des liquidités aux banques, ce qui a provoqué des faillites en
cascade et de très fortes récessions. Finalement, comme aujourd’hui, l’Etat
a été contraint de renflouer les banques en difficulté avant de les
privatiser souvent au profit des grandes sociétés bancaires nord-américaines
ou européennes. Au Mexique, le coût du sauvetage des banques dans la
deuxième moitié des années 1990 a représenté 15% du produit intérieur brut PIB
Produit intérieur brut
Le PIB traduit la richesse totale produite sur un territoire donné, estimée par la somme des valeurs ajoutées.
Le Produit intérieur brut est un agrégat économique qui mesure la production totale sur un territoire donné, estimée par la somme des valeurs ajoutées. Cette mesure est notoirement incomplète ; elle ne tient pas compte, par exemple, de toutes les activités qui ne font pas l’objet d’un échange marchand. On appelle croissance économique la variation du PIB d’une période à l’autre.

(PIB). En Equateur, une opération identique réalisée en 2000 a coûté 25% du
PIB. Dans tous les cas, la dette publique interne a grimpé fortement car le
coût du sauvetage des banques a été supporté par l’Etat.

La déréglementation économique des dernières décennies a tourné au fiasco.
La seule issue valable est un renversement total des priorités : des
contraintes très strictes pour les entreprises privées, des investissements
publics massifs dans des secteurs permettant de garantir les droits humains
fondamentaux et de protéger l’environnement, la récupération par les
pouvoirs publics des leviers de décision pour favoriser sans exception
l’intérêt général.

Si le train néolibéral continue sa course folle, le crash est garanti. Ceux
qui l’ont lancé sur cette voie souhaitent le voir encore accélérer. Preuve
la plus récente : après les dernières élections en France, le gouvernement
de Nicolas Sarkozy a déclaré vouloir accélérer ses réformes, alors que les
électeurs ont à l’évidence sanctionné les choix actuels. Nul doute qu’un
virage économique majeur au niveau international ne pourra survenir sans une
forte mobilisation populaire. Quarante ans après mai 68, elle est de plus en
plus urgente, pour parvenir enfin à remettre en cause le capitalisme en tant
que tel.




Notes

[1Aux Etats-Unis, plus de 40 millions de
salariés dépendent pour leur retraite du plan 401K créé du temps de Ronald
Reagan. Ils sont directement soumis aux aléas des cours boursiers. Dans le
cas d’Enron, les dirigeants du fonds de pension avaient investi 62% du
capital en actions de l’entreprise. Le fonds a suivi dans sa chute le cours
de l’action Enron. Voir Eric Toussaint, La Finance contre les Peuples,
CADTM-Cetim-Syllepse, 2004, chapitre 5.

Eric Toussaint

docteur en sciences politiques des universités de Liège et de Paris VIII, porte-parole du CADTM international et membre du Conseil scientifique d’ATTAC France.
Il est l’auteur des livres, Capitulation entre adultes : Grèce 2015, une alternative était possible, Syllepse, 2020, Le Système Dette. Histoire des dettes souveraines et de leur répudiation, Les liens qui libèrent, 2017 ; Bancocratie, ADEN, Bruxelles, 2014 ; Procès d’un homme exemplaire, Éditions Al Dante, Marseille, 2013 ; Un coup d’œil dans le rétroviseur. L’idéologie néolibérale des origines jusqu’à aujourd’hui, Le Cerisier, Mons, 2010. Il est coauteur avec Damien Millet des livres AAA, Audit, Annulation, Autre politique, Le Seuil, Paris, 2012 ; La dette ou la vie, Aden/CADTM, Bruxelles, 2011. Ce dernier livre a reçu le Prix du livre politique octroyé par la Foire du livre politique de Liège.
Il a coordonné les travaux de la Commission pour la Vérité sur la dette publique de la Grèce créée le 4 avril 2015 par la présidente du Parlement grec. Cette commission a fonctionné sous les auspices du parlement entre avril et octobre 2015.

Damien Millet

professeur de mathématiques en classes préparatoires scientifiques à Orléans, porte-parole du CADTM France (Comité pour l’Annulation de la Dette du Tiers Monde), auteur de L’Afrique sans dette (CADTM-Syllepse, 2005), co-auteur avec Frédéric Chauvreau des bandes dessinées Dette odieuse (CADTM-Syllepse, 2006) et Le système Dette (CADTM-Syllepse, 2009), co-auteur avec Eric Toussaint du livre Les tsunamis de la dette (CADTM-Syllepse, 2005), co-auteur avec François Mauger de La Jamaïque dans l’étau du FMI (L’esprit frappeur, 2004).

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