24 juin

Bruxelles, Belgique

Comptoir de la dette

[REPORTÉ] CDD : Entre crise économique et résurgence de l’extrême droite - Vers une société plus répressive ?

CET ÉVÈNEMENT EST REPORTÉ AU MOIS DE SEPTEMBRE

Jeudi 24 juin, à 19h à l’Horloge du Sud - Rue du Trône 141, 1050 Ixelles (1er étage).
Vers une société plus répressive ? Quelles perspectives face à la crise économique et à la résurgence de l’extrême droite ?

Depuis une décennie, soit depuis la crise de 2008, les contradictions du système capitaliste ont abouti à un regain de tensions sociales, qui se sont traduites de diverses manières : révolutions arabes, mouvements des Gilets Jaunes en France et Black Lives Matter aux USA, récentes révoltes paysannes en Inde, etc.

Ces phénomènes de contestation des pouvoirs en place ont entraîné certains gouvernements/régimes à adopter une politique plus répressive (autoritarisme de Xi Jinping en Chine, « droitisation » de Modi en Inde, élection de Trump, Bolsonaro et Johnson...) tandis qu’on a pu assister à la réapparition d’une extrême droite décomplexée dans le débat public (Génération Identitaire, Schild & Vrienden, AfD, Aube Dorée, mouvement Qanon, etc.).

Si la crise de 2008 a pu amener à une telle dynamique, comment éviter que celle qui est déjà bien présente suite à la pandémie de Covid-19 ne nous entraîne dans une direction analogue ? En effet, depuis un an, l’augmentation du chômage, l’explosion de la dette Dette Dette multilatérale : Dette qui est due à la Banque mondiale, au FMI, aux banques de développement régionales comme la Banque Africaine de Développement, et à d’autres institutions multilatérales comme le Fonds Européen de Développement.
Dette privée : Emprunts contractés par des emprunteurs privés quel que soit le prêteur.
Dette publique : Ensemble des emprunts contractés par des emprunteurs publics.
, l’annonce des premières mesures antisociales et les inégalités en augmentation laissent entrevoir le spectre d’une nouvelle austérité généralisée.

Par ailleurs, selon Amnesty, la pandémie a été instrumentalisée par nombre de régimes afin de consolider leur pouvoir, en réduisant les libertés individuelles sous prétexte des mesures sanitaires ou de lutte contre la « désinformation ». Sans devoir aller voir à l’étranger, en Belgique même, la mort, depuis le confinement, d’Adil et d’Ibrahima dans des circonstances plus que troubles et sans aucun écho médiatique ou politique, laisse craindre un glissement autoritaire et raciste de l’appareil d’état belge. Si des hommes et des femmes, particulièrement des Noir.es et des Arabes, meurent sous les coups de la police dans un silence assourdissant, qu’en conclure en termes d’analyse politique ?

Cette dynamique est-elle une fatalité ? Comment comprendre cette articulation entre crise économique, tensions sociales et résurgence de mouvements réactionnaires, voire d’extrême-droite ? Et, surtout, comment lutter contre ?

Notre intervenant sera Jean-Christophe Defraigne, professeur à l’Université Saint-Louis, spécialiste d’histoire économique. Il proposera une lecture marxiste des tendances répressives actuelles du système capitaliste, en essayant de déterminer si une comparaison avec les années 30 est porteuse de sens et d’enseignements.


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