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Haïti
La crise de l’euro analysée avec des étudiants à Haïti
par CADTM AYNA
3 novembre 2013

Le 31 octobre 2013, Éric Toussaint a donné une conférence sur le thème de la crise de l’euro à la faculté d’ethnologie de l’université de Port au Prince (Haïti). Plus d’une centaine d’étudiants étaient présents. Vous pouvez trouver le contenu de la conférence ici.

Comme pour la conférence précédente présentée le 29 octobre 2013, les étudiants ont posé de nombreuses questions qui ont donné lieu à un très riche échange. Voici les principales : La crise de la zone euro a-t-elle été causée par la concurrence des pays émergents comme la Chine, le Brésil, la Corée du Sud ? Quels sont les effets de cette crise sur les pays en développement ? Qu’en est-il de la rivalité entre l’Allemagne et la France ? Peut-on parler de domination allemande sur la zone euro ? Quel est le rôle de la classe ouvrière dans la crise ? Karl Marx avait-il raison d’affirmer que le capitalisme creuse sa propre tombe ? Quel est le rôle des paradis fiscaux dans la crise ? Est-il possible d’avoir un véritable gouvernement de gauche à Haïti ? Comment se fait-il que malgré la crise de l’euro et de l’Union européenne des pays (Albanie, Serbie, Bosnie, Ukraine, Turquie) cherchent encore à y adhérer ? Y a-t-il par ailleurs un danger de désintégration de la zone euro ? Est-ce que cela va mal pour la bourgeoisie grecque ? Comment agir face à la désinformation des grands médias à propos de la crise de l’euro ? Quel est l’impact sur la lutte des classes de l’augmentation du chômage en Europe ?

La conférence a été agrémentée par des chansons décapantes de Kéber, un jeune auteur compositeur interprète.


CADTM AYNA

Abya Yala Nuestra América
Abya Yala est le nom donné par les Indiens Kunas du Panama et de la Colombie au continent américain avant l’arrivée de Christophe Colomb et des européens. L’expression « Abya Yala » signifie « terre dans sa pleine maturité » dans la langue des Kunas. Le leader indigène aymara de Bolivie Takir Mamani a proposé que tous les peuples indigènes des Amériques nomment ainsi leurs terres d’origine, et utilisent cette dénomination dans leurs documents et leurs déclarations orales, arguant que « placer des noms étrangers sur nos villes, nos cités et nos continents équivaut à assujettir notre identité à la volonté de nos envahisseurs et de leurs héritiers. ». Abya Yala est choisie en 1992 par les nations indigènes d’Amérique pour désigner l’Amérique au lieu de le nommer d’après Amerigo Vespucci.