[Video] Retours sur le LCD du 9 Novembre avec Le Travail Social en Lutte : quelles expériences, quelles pistes d’action ?

19 novembre par Camille Bruneau


A cause d’un soucis technique, la première demi heure n’a pas pu être enregistrée, voici un petit résumé de l’introduction et de la très riches et éclairante intervention de Franck.

Introduction

Les luttes et revendications du CADTM jouissent d’un renouveau de pertinence depuis plusieurs mois dans le contexte des crises actuelles. En effet, les réponses politiques, économiques et sociales à la crise santé totalement inadaptées.
Rappelons que le coronavirus a été un élément déclencheur , et que les facteurs financiers divers (bulles spéculatives, explosion de l’endettement privé – ménages mais aussi entreprises, ..) étaient réunis avant.

  • La réponse n’a pas été ni à la hauteur, ni pertinente : les mêmes logiques qui ont causé le problème sont appliquées, en l’occurrence, des politiques d’austérité, notamment envers des secteurs essentiels mais parfois non reconnus comme tels. On pense , globalement, à la destruction des soins de santé, de la protection sociale, à l’accès à des produits de bases pour tout un pan de la population.
  • Un autre constat que l’on fait et à soulever, c’est que ce sont les personnes vulnérables, précarisées, voir invisibilisées qui sont systématiquement impactées le plus durement, que ce soit les travailleuses/eurs ou les bénéficiaires/usager.e.s.

Ce soir on se penche spécifiquement sur les réalités des secteurs sociaux, avec le collectif Travail Social en Lutte et ces questions :

  • Présentation du collectif et situation/vécus actuels
  • En quoi l’austérité et le confinement empirent la situation, alors que des alternatives existent ?
  • Quelles revendications et surtout, quels besoins de soutien ?

Objectif : ressortir avec des pistes et envies concrètes

Quelques éléments soulevées par Franck, qui travaille en abris de nuit :

Le collectif Travail Social en Lutte s’est construit il y a quelques mois et la pandémie a eu un rôle catalyseur, mais aussi les politiques d’austérité qui ont eu un impact monstrueux sur le travail au quotidien pour les personnes qui travaillent dans les secteurs sociaux. Le collectif s’organise en AG.

A Liège, il y a au moins 500 personnes SDF recensées, c’est à dire qui ont droit au revenue du CPAS de rue. Cependant, le nombres de personnes réellement à la rue est bien plus élèves si on compte toutes celles qui n’ont pas droit à ce revenu, qui ne s’y sont pas inscrites, qui sont sans papiers,…

Toujours à Liège, pourtant, on ne compte que 100 à 150 places par nuit. Cela crée des situations de queue interminables, violences, et énorme difficulté pour les travailleurs , travailleuses et bénévoles de choisir sur quel critère accepter ou non les personnes demandeuse. Le plus objectif possible est ce qui est d’application ; le nombre de nuit par an.
Et Liège est considérée « bonne élève » en pouvant accueillir même pas 1/5e des personnes), comparée, par exemple, au brabant Wallon qui a crée son premier abris l’année dernière…

Nous sommes en réel sous-effectif, ce qui signifie qu’on se retrouve a faire plus de travail administratif (pour aider dans les démarches etc) que du travail social.

Ensuite, la parole a été donnée à des étudiantes en éducation spécialisé, dont les témoignages commence dans la vidéo ci-dessous suivi de toute une série d’autres interventions, témoignages et reflexions (histoire et financement du CPAS, précarisation de l’emploi, évolution du type de travailleurs/euses et bénéficiaires des services sociaux, bénévolat, article 27 et article 60, budgets communaux, logement,…) :

Les pistes d’action Action
Actions
Valeur mobilière émise par une société par actions. Ce titre représente une fraction du capital social. Il donne au titulaire (l’actionnaire) le droit notamment de recevoir une part des bénéfices distribués (le dividende) et de participer aux assemblées générales.
mentionnées et à creuser
 (pour aller plus loin, contactez nous !)

  • Élargir les revendications quant au refinancement : on parle surtout du secteur de la santé -> exiger le refinancement du non-marchand
  • Demander l’ouverture de lieux d’accueil
  • Travail médiatique et de visibilisation
  • Travail syndical
  • Trouver et utiliser nos relais politiques : commencer au niveau communal c’est déjà bien !
  • Accentuer nos liens avec les bénéficiaires et travailleurs/euses
  • Faire pression sur le CRAC et la fédération des CPAS
  • Ne pas oublier qu’au delà de l’interpellation politique etc c’est la désobéissance, l’auto-organisation, l’entraide etc qui est importante.
  • Un travail sur l’impact de l’austérité et des financement publics/communaux sur le social



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