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23 février par Agir pour la Paix

Voulons-nous vraiment sacrifier notre sécurité sociale pour aider l’OTAN OTAN
Organisation du traité de l’Atlantique Nord
Elle assure aux Européens la protection militaire des États-Unis en cas d’agression, mais elle offre surtout aux États-Unis la suprématie sur le bloc occidental. Les pays d’Europe occidentale ont accepté d’intégrer leurs forces armées à un système de défense placé sous commandement américain, reconnaissant de ce fait la prépondérance des États-Unis. Fondée en 1949 à Washington et passée au second plan depuis la fin de la guerre froide, l’OTAN comprenait 19 membres en 2002 : la Belgique, le Canada, le Danemark, les États-Unis, la France, la Grande-Bretagne, l’Islande, l’Italie, le Luxembourg, la Norvège, les Pays-Bas, le Portugal, auxquels se sont ajoutés la Grèce et la Turquie en 1952, la République fédérale d’Allemagne en 1955 (remplacée par l’Allemagne unifiée en 1990), l’Espagne en 1982, la Hongrie, la Pologne et la République tchèque en 1999.
à appliquer sa propre stratégie militaire ? C’est pourtant ce qu’annonce Bart De Wever quand il affirme que « des économies ne seront possibles qu’au détriment de la sécurité sociale puisque le budget de l’Etat verra ses dépenses augmenter en raison de la crise des réfugiés et de la menace terroriste. » Notre sécurité sociale ne sera bientôt plus qu’un lointain souvenir si elle ne sert qu’à bombarder des populations étrangères, qui n’auront plus alors comme seul choix que de devenir des réfugiés ou des terroristes… Comme le prouve le désastreux bilan des 25 ans d’interventions militaires occidentales en Irak et en Afghanistan.

L’achat des 34 chasseurs-bombardiers qui se taille une grande part de ce budget (+/- 5 milliards d’euro), nécessiterait au minimum un débat public et transparent : un sondage d’opinion réalisé par l’Université d’Anvers a identifié que seul un quart des Belges est favorable au remplacement des F-16. Même au sein de la N-VA, 57 % des électeurs s’y opposent clairement. Le gouvernement Michel démontre une fois de plus que la démocratie se réduit à un événement ayant lieu tous les 4 ans.

Les investissements militaires de la Belgique sont soi-disant justifiés par le fait que l’OTAN exige de ses membres qu’ils lui allouent 2% de leurs PIB PIB
Produit intérieur brut
Le PIB traduit la richesse totale produite sur un territoire donné, estimée par la somme des valeurs ajoutées.
Le Produit intérieur brut est un agrégat économique qui mesure la production totale sur un territoire donné, estimée par la somme des valeurs ajoutées. Cette mesure est notoirement incomplète ; elle ne tient pas compte, par exemple, de toutes les activités qui ne font pas l’objet d’un échange marchand. On appelle croissance économique la variation du PIB d’une période à l’autre.
respectifs. Mais qu’en est-il au juste des tenants et aboutissants de la stratégie de l’OTAN ? A qui profite-t-elle ? Quelle emprise la Belgique a-t-elle sur celle-ci ? La stratégie des bombardements est-elle efficace ? Quelles en sont les conséquences socio-économiques ? Notre sécurité sociale vaut-elle de disparaître au profit de cette « stratégie » ? Se poser ces questions, c’est déjà y répondre…