Tant que les lion-ne-s n’auront pas d’historien-ne-s, l’histoire de la chasse glorifiera toujours la/le chasseur-e

À propos du livre Les Grecs contre l’austérité

24 février par Didier Epsztajn

Je ne discuterai pas ici de différences d’appréciation ou de divergences, ni de l’absence de données économiques ni de la non prise en compte des asymétries entre femmes et hommes.

Les textes proposés permettent de mieux aborder la situation en Grèce et en Europe, de saisir le déroulement de faits, de contrer les présentations médiatiques « majoritaires », de questionner les politiques menées… Ils donnent un large support d’éléments ou de questionnements, condition pour aborder les disputes politiques nécessaires pour construire des hypothèses stratégiques d’émancipation. Ce qui suppose de viser des majorités démocratiques inclusives et auto-organisées, des solidarités plus larges que les « coopérations » des systèmes socio-économiques réellement existants…

Doxa néolibérale, « cette vérité que l’on feint de croire immuable et sacrée », la dette Dette Dette multilatérale : Dette qui est due à la Banque mondiale, au FMI, aux banques de développement régionales comme la Banque Africaine de Développement, et à d’autres institutions multilatérales comme le Fonds Européen de Développement.
Dette privée : Emprunts contractés par des emprunteurs privés quel que soit le prêteur.
Dette publique : Ensemble des emprunts contractés par des emprunteurs publics.
grecque et sa construction, les memoranda, les scénarios magiques des « réformes », l’ordre européen et les choix démocratiques, le poids des créanciers, compromis possible et impossible, ce qu’il faut pour que des menaces soient crédibles, le « non » tonitruant des 61% de suffrages exprimés, l’Europe réellement existante…

L’histoire de l’entrée de la Grèce dans l’Union Européenne, la monnaie unique, les financements européens et les infrastructures, la perte de la souveraineté alimentaire, les choix industriels, l’endettement privé et l’endettement bancaire, les jeux olympiques, les dépenses militaires et les bénéfices pour les industriels (allemands, français ou étasuniens,) la corruption, la faible fiscalité sur les revenus (et le patrimoine) des privilégiés et des entreprises, ce qui a été remboursé et l’histoire du gonflement de la dette publique…

La bulle spéculative du crédit privé, l’« aide » européenne, le dégagement des banques des emprunts « toxiques », les crédits à l’État pour rembourser les banques privées, la manipulation des comptes étatiques, le choc des dérégulations néolibérales, les questions de légalité et de légitimité, une forte récession Récession Croissance négative de l’activité économique dans un pays ou une branche pendant au moins deux trimestres. en temps de paix (recul du PIB PIB
Produit intérieur brut
Le PIB traduit la richesse totale produite sur un territoire donné, estimée par la somme des valeurs ajoutées.
Le Produit intérieur brut est un agrégat économique qui mesure la production totale sur un territoire donné, estimée par la somme des valeurs ajoutées. Cette mesure est notoirement incomplète ; elle ne tient pas compte, par exemple, de toutes les activités qui ne font pas l’objet d’un échange marchand. On appelle croissance économique la variation du PIB d’une période à l’autre.
de 4,9% en 2010 puis de 7,2% en 2011), les transferts de richesse du domaine public vers le domaine privé, la déréglementation du marché du travail, des lois anticonstitutionnelles, le non respect de la Charte Européenne des Droits Sociaux…

L’absence de transparence et d’information des citoyen-ne-s, la non publicité des contenus des conventions, les violations de « l’égalité contractuelle », la caisse de mise en valeur des biens publics (TAIPED), des emprunts régis par le droit anglais et arbitrables auprès des tribunaux luxembourgeois, les politiques dites d’ajustement, le refus de l’impôt et les exemptions fiscales, l’église orthodoxe, les armateurs, l’absence de cadastre, le clientélisme…


Une triple crise humanitaire, sociale et sanitaire.

La baisse des pensions de retraites et des salaires, l’expansion des impayés, l’explosion du chômage, les fermetures de classe, la faim et l’absence de soins, L’État débiteur, les reculs industriels, l’absence d’investissement privé…

Le Fonds Européen de Stabilité Financière (FESF), la montée de l’extrême droite et des néo-nazis, une justice non épurée depuis la dictature, la police, les droits des minorités, les médias et les traitements de l’information…

La « tectonique des partis », le premier mémorandum, la contestation sociale, la répression, le second mémorandum, l’effritement des partis, les contestations et la répression, la lente construction et l’émergence de Syriza, demain…

J’ai particulièrement été intéressé par l’article « L’essor électoral de Syriza à partir des structures de solidarité », le retour sur l’histoire grecque depuis la résistance à l’occupation nazie et la seconde guerre mondiale, le mouvement des Indignés et des Places, les structures de solidarités immédiates et concrètes, Viomé, récupération d’usine et autogestion, les programmes de Syrisa…

Du samedi 11 juillet à 13h30 au lundi 13 juillet à 9h50. Déroulé d’une « négociation ». Le titre de cet article est une adaptation d’une phrase tirée de ce chapitre.

Les médias contre la Grèce, « La « culturisation » de l’attribution de responsabilité basée dur des stéréotypes xénophobes », la transformation de défense anti-austérité en position anti-européenne, la création d’un strorytelling positif, le changement conçu comme impossible, irresponsable voire criminel, rumeurs et mensonges…

La dette, le comité d’audit citoyen, politique anti-austérité et question de la dette, légitimité et mesures unilatérales d’auto-défense, Plan B, monnaie « complémentaire »…

L’histoire n’est pas close, encore de la solidarité…


Source : Entre les lignes, entre les mots->https://entreleslignesentrelesmots....]

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