Ce n’est pas notre dette

Semaine globale d’action contre la dette et les IFIs

International

15 octobre 2013

Déclaration commune pour la semaine globale d’action Action
Actions
Valeur mobilière émise par une société par actions. Ce titre représente une fraction du capital social. Il donne au titulaire (l’actionnaire) le droit notamment de recevoir une part des bénéfices distribués (le dividende) et de participer aux assemblées générales.
contre la dette Dette Dette multilatérale : Dette qui est due à la Banque mondiale, au FMI, aux banques de développement régionales comme la Banque Africaine de Développement, et à d’autres institutions multilatérales comme le Fonds Européen de Développement.
Dette privée : Emprunts contractés par des emprunteurs privés quel que soit le prêteur.
Dette publique : Ensemble des emprunts contractés par des emprunteurs publics.
et les IFIs 2013

Le remboursement de la dette, l’évasion fiscale et la fuite de capitaux appauvrissent les populations pour enrichir une minorité. L’argent est transféré du Sud au Nord de la planète, des marginalisés aux puissants, des 99% au 1% le plus riche de la population. Ce système financier dévaste les vies et les moyens d’existence de centaines de millions de personnes au travers de ses impacts et des crises qu’il provoque.

Les créanciers avides et imprudents sont protégés des impacts des crises de la dette qu’ils ont provoqué, tandis que les populations dont la parole a été étouffée en payent directement le coût. Le système de prêts avides et imprudents et des sauvetages bancaires a augmenté les inégalités et miné la démocratie dans tous les coins du monde.

Ce système doit prendre fin, comme une étape afin d’atteindre une vraie démocratie, une plus grande égalité et la réalisation des droits humains fondamentaux.

Nous sommes un mouvement global qui soutient les citoyen-ne-s dans le monde entier et réclamons :

CE N’EST PAS NOTRE DETTE !
Semaine internationale contre la dette illégitime Dette illégitime Comment on détermine une dette illégitime ?

4 moyens d’analyse

* La destination des fonds :
l’utilisation ne profite pas à la population, bénéficie à une personne ou un groupe.
* Les circonstances du contrat :
rapport de force en faveur du créditeur, débiteur mal ou pas informé, peuple pas d’accord.
* Les termes du contrat :
termes abusifs, taux usuraires...
* La conduite des créanciers :
connaissance des créanciers de l’illégitimité du prêt.
et les institutions financières internationales, 8-15 octobre

Alors que les plus puissants créanciers du monde sont réunis à Washington au sein de la Banque mondiale Banque mondiale
BM
La Banque internationale pour la reconstruction et le développement (BIRD) a été créée en juillet 1944 à Bretton Woods (États-Unis), à l’initiative de 45 pays réunis pour la première Conférence monétaire et financière des Nations unies. En 2011, 187 pays en étaient membres.

Créée en 1944 à Bretton Woods dans le cadre du nouveau système monétaire international, la Banque possède un capital apporté par les pays membres et surtout emprunte sur les marchés internationaux de capitaux. La Banque finance des projets sectoriels, publics ou privés, à destination des pays du Tiers Monde et de l’ex-bloc soviétique. Elle se compose des cinq filiales suivantes :
La Banque internationale pour la reconstruction et le développement (BIRD, 184 membres en 2003) octroie des prêts concernant de grands secteurs d’activité (agriculture et énergie), essentiellement aux pays à revenus intermédiaires.
L’Association internationale pour le développement (AID, ou IDA selon son appellation anglophone, 164 membres en 2003) s’est spécialisée dans l’octroi à très long terme (35 à 40 ans, dont 10 de grâce) de prêts à taux d’intérêt nuls ou très faibles à destination des pays les moins avancés (PMA).
La Société financière internationale (SFI) est la filiale de la Banque qui a en charge le financement d’entreprises ou d’institutions privées du Tiers Monde.
Enfin, le Centre international de règlements des différends relatifs aux investissements (CIRDI) gère les conflits d’intérêts tandis que l’Agence multilatérale de garantie des investissements (AMGI) cherche à favoriser l’investissement dans les PED. Avec l’accroissement de l’endettement, la Banque mondiale a, en accord avec le FMI, développé ses interventions dans une perspective macro-économique. Ainsi la Banque impose-t-elle de plus en plus la mise en place de politiques d’ajustement destinées à équilibrer la balance des paiements des pays lourdement endettés. La Banque ne se prive pas de « conseiller » les pays soumis à la thérapeutique du FMI sur la meilleure façon de réduire les déficits budgétaires, de mobiliser l’épargne interne, d’inciter les investisseurs étrangers à s’installer sur place, de libéraliser les changes et les prix. Enfin, la Banque participe financièrement à ces programmes en accordant aux pays qui suivent cette politique, des prêts d’ajustement structurel depuis 1982.

TYPES DE PRETS ACCORDES PAR LA BM :
1) Les prêts-projets : prêts classiques pour des centrales thermiques, le secteur pétrolier, les industries forestières, les projets agricoles, barrages, routes, distribution et assainissement de l’eau, etc.
2) Les prêts d’ajustement sectoriel qui s’adressent à un secteur entier d’une économie nationale : énergie, agriculture, industrie, etc.
3) Les prêts à des institutions qui servent à orienter les politiques de certaines institutions vers le commerce extérieur et à ouvrir la voie aux transnationales. Ils financent aussi la privatisation des services publics.
4) Les prêts d’ajustement structurel, censés atténuer la crise de la dette, qui favorisent invariablement une politique néo-libérale.
5) Les prêts pour lutter contre la pauvreté.
Site : http://www.banquemondiale.org
et du FMI, nous, les peuples, nous nous rassemblons aujourd’hui derrière ce message :
Les dettes injustes ne sont pas nos dettes.
De l’Amérique latine à l’Afrique et l’Asie, de l’Europe à l’Amérique du nord, nous devons supporter les dégâts et les souffrances causés par les dettes illégitimes et insoutenables.
Dans un monde où les emprunteurs sont punis et les créditeurs prennent les décisions, nous déclarons aux créditeurs : assumez votre responsabilité pour cette faillite que vous nous imposez.
Nous voulons des solutions à la crise, des solutions centrées sur les individus et non pas des fausses solutions imposées par les créanciers venus d’en haut.
Cette semaine, nos mouvements globaux et locaux disent, de différentes manières créatives et dans différentes langues : “Ce n’est pas notre dette”
Ce n’est pas notre dette lorsque nous ne l’avons pas crée.
Ce n’est pas notre dette lorsque nous n’avons pas été consulté.
Ce n’est pas notre dette lorsque nos droits fondamentaux sont violés à cause de son remboursement.
Les dettes injustes ne sont pas nos dettes.

Nous vous invitons a vous unir à nous pour la semaine d’action Action
Actions
Valeur mobilière émise par une société par actions. Ce titre représente une fraction du capital social. Il donne au titulaire (l’actionnaire) le droit notamment de recevoir une part des bénéfices distribués (le dividende) et de participer aux assemblées générales.
du 8 au 15 Octobre pour mettre en place une ou plusieurs des actions suivants pour exprimer nos revendications :

  • Organiser des discussions publiques, des conférences, diffuser de l’information sur la thématique de la dette (flyers, articles...)
  • Organiser des rassemblements, des manifestions ou d’autres formes d’actions dans les écoles, les lieux de travail, les espaces publiques
  • Envoyer des lettres ou des déclarations à vos gouvernements
  • Envoyer des messages électroniques à travers les réseaux sociaux (facebook or twitter)
  • Organiser des conférences de presse, faire circuler des communiqués de presse, envoyer des communiqués à des journaux locaux

Comment participer :

Pendant la semaine internationale contre la dette du 8 au 15 Octobre, nous appelons les peuples du monde à s’unir derrière le slogan : “Ce n’est pas notre dette”. Nous vous invitons à envoyer un message expliquant pourquoi une dette particulière “n’est pas notre dette” ou “ne devrait pas être payée” :

1)En premier lieu, écrivez sur un panneau pourquoi vous pensez qu’une dette en particulier “n’est pas notre dette” ou qu’elle “ne devrait pas être payée”. Par exemple :

- “Ce n’est pas notre dette car elle a servi à sauvé des banques irresponsables”
- “Cette dette ne devrait pas être payée car son remboursement menace notre santé..la vie avant la dette !”
- “ Cette dette ne devrait pas être payée car elle a servi à acheter des armes”

2) Ensuite, prenez une photo de vous même avec le panneau, comme dans ces exemples :
http://www.flickr.com/photos/101919...
 
3) Postez votre photo sur twitter, facebook ou instagram, en reprenant votre message accompagné de l’hashtag #notourdebt. Comme dans l’exemple :
https://twitter.com/tkjones3434/sta...

4) Une fois que vous avez saisi l’hashtag #notourdebt, votre message et votre photo apparaîtront automatiquement sur : http://tagboard.com/notourdebt

Nous voulons collecter des photos d’un peu partout dans le monde pour montrer que l’opposition contre les dettes injustes et illégitimes est globale.
Si vous ne pouvez pas prendre de photo, vous pouvez tout de même participer à l’action en écrivant un message sur twitter et/ou facebook avec l’hashtag #notourdebt. Si vous ne pouvez pas poster votre photo sur twitter ou facebook, vous pouvez l’envoyer à info@jubileedebtcampaign.org.uk et Jubilee UK la postera pour vous.

Aidez nous à faire de cette action un appel mondial contre la dette en la partageant autour de vous !

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