La 5e Université d’été du CADTM accueille l’ex-présidente du Parlement grec Zoé Konstantopoulou et le lanceur d’alerte Antoine Deltour

16 mai 2017 par CADTM Belgique


Du vendredi 30 juin au dimanche 2 juillet 2017, se tient en Belgique la cinquième Université d’été du CADTM Europe, Choisir, c’est désobéir, au centre culturel La Marlagne à Wepion. Réservez vos dates et remplissez le formulaire d’inscription !

Toute l’équipe du CADTM est sur le pont pour préparer la cinquième Université d’été du CADTM Europe : Choisir, c’est désobéir ! Dans moins de 2 mois, le Centre culturel de La Marlagne nous ouvre ses portes. L’inscription suit son cours et nous allons bientôt dépasser les 100 premiers inscrits. Faites de même, inscrivez-vous en ligne ici avant qu’il ne soit trop tard (nous ne disposons que d’un nombre de places limité et à chaque édition, victime de notre succès, nous affichons complet).

Notre université d’été sera l’occasion de se retrouver, d’échanger et de débattre autour des luttes en cours et des stratégies à mettre en œuvre afin de porter un coup d’arrêt aux cycles d’endettement, au capitalisme et à ses mécanismes destructeurs. Reprenant la célèbre ponctuation de Thomas Sankara, nous déclinons le programme sous son mot d’ordre : À bas la dette Dette Dette multilatérale : Dette qui est due à la Banque mondiale, au FMI, aux banques de développement régionales comme la Banque africaine de développement, et à d’autres institutions multilatérales comme le Fonds européen de développement.
Dette privée : Emprunts contractés par des emprunteurs privés quel que soit le prêteur.
Dette publique : Ensemble des emprunts contractés par des emprunteurs publics.
 ! Et vive la justice sociale !

Diktats des créanciers dans l’Union européenne, à bas !

Comportements rapaces des « fonds vautours Fonds vautour
Fonds vautours
Fonds d’investissement qui achètent sur le marché secondaire (la brocante de la dette) des titres de dette de pays qui connaissent des difficultés financières. Ils les obtiennent à un montant très inférieur à leur valeur nominale, en les achetant à d’autres investisseurs qui préfèrent s’en débarrasser à moindre coût, quitte à essuyer une perte, de peur que le pays en question se place en défaut de paiement. Les fonds vautours réclament ensuite le paiement intégral de la dette qu’ils viennent d’acquérir, allant jusqu’à attaquer le pays débiteur devant des tribunaux qui privilégient les intérêts des investisseurs, typiquement les tribunaux américains et britanniques.
 », à bas !

Dettes privées illégitimes, à bas !

Austérité et oppression des femmes, à bas !

Grands projets inutiles et imposés, à bas !

Microcrédit, dettes hypothécaires et paysannes, à bas !…

Vive l’audit citoyen de la dette et une banque socialisée au service des populations ! Vive la conscientisation des peuples qui œuvrent à leur émancipation !

Ça y est, c’est confirmé ! Cette année, l’ex présidente du Parlement grec Zoé Konstantopoulou et le célèbre lanceur d’alerte des LuxLeaks poursuivi par la justice luxembourgeoise, Antoine Deltour, seront tous deux parmi nous. L’ambiance devrait être bouillonnante face à l’analyse scrupuleuse de la situation et aux nouveaux défis auxquels nous devrons faire face. Un espace de rencontre entre différents groupes locaux du CADTM est également prévu. Enfin, nous ne nous empêcherons pas de joindre l’utile à l’agréable et des soirées musicales sont mises entre les mains de nos meilleurs DJ, militantEs engagéEs et mélomanes. La Voix des Sans-Papiers de Liège nous offrira un spectacle théâtral et nous pourrons débattre avec la troupe de la lutte exemplaire qu’ils incarnent. Des slameurs et slameuses viendront parsemer de poésie notre engagement militant, et ne voulant pas tout vous dévoiler, bien d’autres surprises sont en préparations... Enfin, pour ceux et celles qui hésitent à venir avec leurs enfants, n’hésitez plus : un espace et des animations pour les enfants à partir de 2 ans sont aussi prévus.

Plus de doute, vous en mourrez d’envie : réservez vos dates, remplissez le formulaire d’inscription et passez le mot autour de vous ! Aidez-nous à communiquer autour de l’événement, et n’hésitez pas à nous contacter à inscriptions chez cadtm.org.

Plus d’info sur cette page


PROGRAMME PROVISOIRE PAR PARCOURS

Plus de détails (présentation, intervenantEs) arriveront bientôt

PLÉNIÈRES
Plénière d’ouverture : À bas les dettes illégitimes, une urgence !
Plénière de clôture : Choisir, c’est désobéir !

PARCOURS « LA DETTE PUBLIQUE POUR LES EXPERTS : À BAS ! »
Dette au Sud
Dette au Nord
Comment fonctionnent les banques ?
Impacts de l’austérité sur les droits des femmes

PARCOURS « LA DETTE DANS TOUS SES ÉTATS »
Dette sociale
Dette et libre-commerce
Écologie et féminisme
Grands projets inutiles et imposés

PARCOURS « LA FINANCE CONTRE LES PEUPLES : À BAS ! »
Les fonds vautours
Doctrine de la dette odieuse Dette odieuse Selon la doctrine, pour qu’une dette soit odieuse, et donc nulle, elle doit remplir deux conditions :
1) Elle doit avoir été contractée contre les intérêts de la Nation, ou contre les intérêts du Peuple, ou contre les intérêts de l’État.
2) Les créanciers ne peuvent pas démontrer qu’ils ne pouvaient pas savoir que la dette avait été contractée contre les intérêts de la Nation.

Il faut souligner que selon la doctrine de la dette odieuse, la nature du régime ou du gouvernement qui la contracte n’est pas particulièrement importante, puisque ce qui compte, c’est l’utilisation qui est faite de cette dette. Si un gouvernement démocratique s’endette contre l’intérêt de la population, cette dette peut être qualifiée d’odieuse, si elle remplit également la deuxième condition. Par conséquent, contrairement à une version erronée de cette doctrine, la dette odieuse ne concerne pas seulement les régimes dictatoriaux.
(voir : Eric Toussaint, « La Dette odieuse selon Alexander Sack et selon le CADTM » ).

Le père de la doctrine de la dette odieuse, Alexander Nahum Sack, dit clairement que les dettes odieuses peuvent être attribuées à un gouvernement régulier. Sack considère qu’une dette régulièrement contractée par un gouvernement régulier peut être considérée comme incontestablement odieuse... si les deux critères ci-dessus sont remplis.

Il ajoute : « Ces deux points établis, c’est aux créanciers que reviendrait la charge de prouver que les fonds produits par lesdits emprunts avaient été en fait utilisés non pour des besoins odieux, nuisibles à la population de tout ou partie de l’État, mais pour des besoins généraux ou spéciaux de cet État, qui n’offrent pas un caractère odieux ».

Sack a défini un gouvernement régulier comme suit :
 « On doit considérer comme gouvernement régulier le pouvoir suprême qui existe effectivement dans les limites d’un territoire déterminé. Que ce pouvoir soit monarchique (absolu ou limité) ou républicain ; qu’il procède de la « grâce de Dieu » ou de la « volonté du peuple » ; qu’il exprime la « volonté du peuple » ou non, du peuple entier ou seulement d’une partie de celui-ci ; qu’il ait été établi légalement ou non, etc., tout cela n’a pas d’importance pour le problème qui nous occupe. »

Donc, il n’y a pas de doute à avoir sur la position de Sack, tous les gouvernements réguliers, qu’ils soient despotiques ou démocratiques, sous différentes variantes, sont susceptibles de contracter des dettes odieuses.

Belfius est à nous !
Néocolonialisme

PARCOURS « LES DETTES PRIVÉES ILLÉGITIMES : À BAS ! »
Dettes hypothécaires
Dettes paysannes
Microcrédit et impacts sur les droits des femmes

PARCOURS « MOBILISATION - ACTIONS : ON Y VA ! »
Construire une action directe
Quels défis pour la gauche dans la zone euro ?
Bouleversements aux États-Unis et impacts internationaux
Actualité des audits de la dette
Dette et criminalité financière

Le programme détaillé sera annoncé prochainement.




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