L’agro-impérialisme au temps du Covid-19

24 juillet par GRAIN


Avec la pandémie de Covid-19, les industries agroalimentaires et de la viande ont décroché le jackpot. Alors que les profits de la pandémie restent au sommet, c’est une véritable catastrophe qui ruisselle vers le bas. Les conséquences sont dévastatrices. Une nouvelle vague d’ajustements structurels est en cours qui va se concentrer sur l’accroissement des investissements étrangers dans l’agro-industrie et des exportations de produits agricoles.

Nestlé, la plus grande entreprise alimentaire au monde, est connue pour ses scandales. Elle a gagné le surnom de « babykiller » (« tueur de bébés ») dans les années 1970 pour avoir été à l’origine de maladies et de décès chez les jeunes enfants de communautés défavorisées en promouvant l’allaitement au biberon avec ses préparations pour nourrissons et en déconseillant l’allaitement maternel. Ces dernières années, des accusations similaires ont été portées contre l’entreprise pour avoir contribué à une explosion des taux d’obésité et de diabète dans les communautés pauvres qu’elle a choisi de cibler pour leur vendre de la malbouffe ultra-transformée. Mais il y a un autre scandale, tout aussi sombre, qui se cache dans les documents comptables de l’entreprise.

Le 23 avril 2020, alors que le monde était aux prises avec la pandémie de Covid-19 et que la FAO alertait sur une crise alimentaire mondiale imminente, les actionnaires et les dirigeants de Nestlé se sont octroyé un dividende record de 8 milliards USD. En cette période de crise sanitaire et alimentaire mondiale, ce dividende vaut plus que l’ensemble du budget annuel du Programme alimentaire mondial des Nations Unies et il serait suffisant pour couvrir les dépenses annuelles moyennes de soins de santé pour plus de 100 millions de personnes en Afrique.

Le versement massif de dividendes de Nestlé pour 2020 était, en fait, un tout petit peu supérieur à celui de l’année précédente. Les paiements importants de ce type aux actionnaires et aux dirigeants constituent une pratique courante pour l’entreprise, comme pour toutes les grandes multinationales de l’alimentation et de l’agro-industrie, même en cas de catastrophe sanitaire mondiale. D’autres dividendes notables aux actionnaires ont été annoncés en avril de cette année : un versement de 2,8 milliards USD par la plus grande société de semences et de produits agrochimiques du monde, Bayer AG, un paiement de 600 millions USD par le plus grand producteur de volaille au monde, Tyson, et un paiement de 500 millions USD par la plus grande société de production porcine du monde, le groupe WH. Cargill, la plus grande entreprise agroalimentaire du monde, est en passe de dépasser le paiement record de 640 millions USD de l’an dernier, qu’il n’a versé qu’à un petit nombre de membres de la famille Cargill. L’expansion du commerce électronique, en particulier des produits alimentaires, pendant la crise du Covid-19 a augmenté la valeur nette du patrimoine de Jeff Bezos, le fondateur du géant du commerce électronique Amazon, de la somme sidérante de 24 milliards USD. C’est même une période faste pour les actionnaires de certains plus petits acteurs du secteur, comme la société de plantations de palmiers à huile et d’hévéas SOCFIN. Les deux familles françaises et belges qui détiennent l’essentiel de l’entreprise ont reçu 20 millions d’euros (environ 22,5 millions de dollars) de dividendes et de rémunérations des entreprises du groupe SOCFIN, alors que les communautés chez qui elles opèrent au Nigeria, au Ghana et au Cameroun n’ont pas accès une eau propre ou potable.

Toute cette avidité au sommet laisse la catastrophe ruisseler vers le bas, où ses conséquences sont terribles.

 Une industrie puissante au milieu d’une « tempête parfaite »

Les travailleurs du système alimentaire des grandes entreprises, ceux qui meurent littéralement en première ligne pour maintenir le mode de vie des actionnaires et des dirigeants, ne s’en sortent pas aussi bien. Les chaînes d’approvisionnement des grandes entreprises alimentaires, qui ont toujours été des endroits dangereux pour les travailleurs, sont maintenant devenues des points chauds pour les infections et la transmission du Covid-19. Partout dans le monde, il y a eu des épidémies mortelles dans les usines de production de viande, les installations portuaires, les entrepôts, les conserveries de poisson, les plantations de palmiers à huile, les exploitations fruitières, les supermarchés et tous les autres points situés le long des chaînes dirigées par ces entreprises, à l’exception de leurs tours de bureaux, bien sûr.

Les grandes entreprises de production de viande ont peut-être été les pires criminels. Avec la pandémie de Covid-19 en pleine effervescence, ils ont résolument accéléré leurs chaînes de production pour augmenter les exportations vers la Chine, où les prix de la viande sont exceptionnellement élevés. Cette décision a été prise en sachant parfaitement que ces augmentations de la production rendaient la distanciation sociale impossible et exposaient leurs travailleurs et les communautés environnantes à un risque d’épidémies massives du virus. À la fin du mois de mai, les résultats dans les plus grands pays exportateurs de viande ont été terribles : des centaines de travailleurs migrants dans les usines de viande malades du Covid-19 en Allemagne et en Espagne, des milliers de cas de travailleurs malades de Covid-19 dans l’industrie brésilienne de conditionnement de viande, et plus de 20 000 travailleurs infectés par le Covid-19 dans des usines de conditionnement de viande aux États-Unis et au moins 70 morts. Pendant ce temps, des centaines de milliers d’animaux sont abattus, dans des conditions atroces parce que ces énormes installations ont dû arrêter la production et que les petits abattoirs qui auraient pu accueillir le bétail ont depuis longtemps été contraints de fermer leurs portes.

En Amérique latine, le nouvel épicentre de la pandémie de Covid-19, le carnage a été particulièrement grave. L’économie mondiale étant au point mort, le secteur agroalimentaire de la région a continué de fonctionner en toute impunité, renforçant son impact et ses effets néfastes sur les communautés et les écosystèmes. Dans presque tous les pays de la région, les activités agro-industrielles ont été exemptées de quarantaine, car elles sont considérées comme « essentielles », même si elles privilégient les exportations et non la fourniture de nourriture aux populations locales.

Par exemple, le gouvernement équatorien a publié un décret d’état d’urgence paralysant le pays, mais garantissant que « toutes les chaînes d’exportation, l’industrie agricole [l’industrie de] l’élevage […] continueront de fonctionner ». En conséquence, les travailleurs des plantations de bananes et de palmiers, des usines de fruits de mer, des exploitations horticoles et bien d’autres, ont été contraints de continuer à travailler comme si le pays n’était pas en situation d’urgence sanitaire, s’exposant ainsi au risque de contracter le Covid-19.

De même, le gouvernement Bolsonaro au Brésil a déclaré que la production, le transport et la logistique générale des filières alimentaires d’exportation étaient des activités essentielles qui devaient continuer de fonctionner sans restrictions. Dans ce contexte, les exportations de viande, de soja et d’autres produits augmentent, tout comme le nombre de personnes exposées au Covid-19 tout au long des chaînes d’exportation. Dans l’État brésilien du Rio Grande do Sul, une plaque tournante de l’exportation de la viande, plus d’un quart des nouveaux cas confirmés de coronavirus en mai concernaient des travailleurs d’usines de production de viande. Les procureurs du travail se battent maintenant pour fermer les usines infectées et forcer les entreprises à mettre en œuvre de simples mesures de base pour protéger et prendre soin de leurs travailleurs pendant la pandémie.

Les exportations de soja du Brésil, en hausse de 38 % par rapport à l’année dernière, sont un autre point chaud potentiel pour le Covid-19, en particulier dans les ports où les camions et les travailleurs circulent constamment. Lorsque les autorités locales de la ville portuaire de Canarana, dans le Mato Grosso, ont tenté de prendre des mesures en adoptant un décret pour suspendre l’exportation de soja et d’autres céréales en l’absence de conditions de santé et de sécurité appropriées, les géants de l’agroalimentaire Louis Dreyfus et Cargill sont intervenus et ont réussi à annuler le décret en quelques jours. Actuellement, en ce début du mois de juin, Canarana connaît une recrudescence des infections à Covid-19.

Toute cette frénésie d’exportations a un impact énorme sur le terrain. Selon Deter, le système de détection en temps réel de l’institut national brésilien de recherche spatiale, la déforestation de l’Amazonie au Brésil a augmenté de plus de 50 % au cours de ces trois premiers mois de 2020 – au plus fort de la pandémie de coronavirus – par rapport au premier trimestre de l’année précédente. Tirant profit de l’écran de fumée de la pandémie et du nombre réduit d’agents en mesure de mener des opérations d’inspection, les secteurs de l’agro-industrie et de l’exploitation minière progressent dans les zones protégées et les territoires autochtones, aggravant ainsi la diffusion du Covid-19 dans les populations autochtones. De nombreux observateurs craignent un génocide à la suite de ces avancées irresponsables de l’agro-industrie et des activités minières pendant la pandémie.

Au milieu du confinement national en Argentine, les exportations de soja et les défrichements n’ont pas cessé non plus. Dans l’une des forêts les plus préservées de l’ensemble de l’écosystème du Gran Chaco, une zone de 8 000 hectares est actuellement prospectée en vue d’un défrichement. En outre, sur la base d’une surveillance par imagerie satellite, Greenpeace a dénoncé le nettoyage de près de 10 000 hectares dans le nord du pays depuis le début de la fermeture.

Ces profits éhontés des entreprises sont en train de créer une crise de légitimité pour le système alimentaire des multinationales. Bien que les mesures de confinement permettent difficilement de le mesurer, la situation semble changer actuellement : nous voyons des travailleurs de l’industrie alimentaire s’exprimer, s’organiser et obtenir plus de soutien et de solidarité des autres salariés ; nous constatons un intérêt croissant des consommateurs pour des aliments sains et locaux et pour le bien-être des producteurs et des agriculteurs ; et il y a eu un essor indéniable dans les efforts communautaires pour acheminer la nourriture là où elle est nécessaire grâce à la solidarité, à l’entraide, au bénévolat et aux coopératives. Il y a même eu quelques victoires au niveau politique, comme la récente décision du gouvernement allemand d’interdire la sous-traitance dans les usines de viande et une autre pour empêcher les entreprises bénéficiant d’aides publiques de verser des dividendes.

Mais c’est une industrie puissante, qui dispose d’importantes quantités d’argent et de solides relations politiques, et il ne fait aucun doute qu’elle fera tout son possible pour utiliser ce moment de confusion et de confinement pour faire avancer ses intérêts. Nous avons déjà pu le constater avec le décret que le président américain Trump a émis à la demande de JBS, Tyson, Cargill et d’autres sociétés de production de viande pour maintenir en activité leurs usines contaminées par le Covid. Nous l’avons également vu au Brésil où le gouvernement Bolsonaro a autorisé un nombre record de 96 nouveaux pesticides au cours des premiers mois de 2020, soit plus que toutes les autorisations pour 2019. Ce même gouvernement a délibérément utilisé le prétexte de la pandémie pour essayer de faire adopter une loi qui permettrait de légaliser l’accaparement des terres et la déforestation sur 80 millions d’hectares dans les régions de l’Amazonie et du Cerrado. La pandémie a également été utilisée comme une opportunité pour développer rapidement le commerce électronique dans la grande distribution alimentaire et faire avancer les organismes génétiquement modifiés (OGM OGM
Organisme génétiquement modifié
Organisme vivant (végétal ou animal) sur lequel on a procédé à une manipulation génétique afin de modifier ses qualités, en général afin de le rendre résistant à un herbicide ou un pesticide. En 2000, les OGM couvraient plus de 40 millions d’hectares, concernant pour les trois-quarts le soja et le maïs. Les principaux pays producteurs étaient les USA, l’Argentine et le Canada. Les plantes génétiquement modifiées sont en général produites intensivement pour l’alimentation du bétail des pays riches. Leur existence pose trois problèmes.


- Problème sanitaire. Outre la présence de nouveaux gènes dont les effets ne sont pas toujours connus, la résistance à un herbicide implique que le producteur va multiplier son utilisation. Les produits OGM (notamment le soja américain) se retrouvent gorgés d’herbicide dont dont on ignore les effets sur la santé humaine. De plus, pour incorporer le gène nouveau, on l’associe à un gène de résistance à un antibiotique, on bombarde des cellules saines et on cultive le tout dans une solution en présence de cet antibiotique pour ne conserver que les cellules effectivement modifiées.


- Problème juridique. Les OGM sont développés à l’initiative des seules transnationales de l’agrochimie comme Monsanto, pour toucher les royalties sur les brevets associés. Elles procèdent par coups de boutoir pour enfoncer une législation lacunaire devant ces objets nouveaux. Les agriculteurs deviennent alors dépendants de ces firmes. Les États se défendent comme ils peuvent, bien souvent complices, et ils sont fort démunis quand on découvre une présence malencontreuse d’OGM dans des semences que l’on croyait saines : destruction de colza transgénique dans le nord de la France en mai 2000 (Advanta Seeds), non destruction de maïs transgénique sur 2600 ha en Lot et Garonne en juin 2000 (Golden Harvest), retrait de la distribution de galettes de maïs Taco Bell aux USA en octobre 2000 (Aventis). En outre, lors du vote par le parlement européen de la recommandation du 12/4/2000, l’amendement définissant la responsabilité des producteurs a été rejeté.


- Problème alimentaire. Les OGM sont inutiles au Nord où il y a surproduction et où il faudrait bien mieux promouvoir une agriculture paysanne et saine, inutiles au Sud qui ne pourra pas se payer ces semences chères et les pesticides qui vont avec, ou alors cela déséquilibrera toute la production traditionnelle. Il est clair selon la FAO que la faim dans le monde ne résulte pas d’une production insuffisante.
) en Éthiopie et en Bolivie, où le gouvernement de facto a affirmé que les semences OGM devenaient une nécessité pour le pays en raison de l’urgence sanitaire du Covid-19.

 L’agro-industrie, grand gagnant de la nouvelle vague d’ajustement structurel Ajustement structurel Les Plans d’ajustement structurel ont été imposés par les IFI en contrepartie de l’octroi de nouveaux prêts ou de l’échelonnement d’anciens prêts, projets financés par la Banque mondiale, conditionnalités du FMI, etc.
Les Plans d’austérité, appliqués depuis aux pays endettés du Nord, sont des copiés/collés des Plans d’ajustement structurel subits par les pays du Sud depuis 30 ans.

Le pire est encore à venir. De nombreux gouvernements ont recours à des cabinets de conseil internationaux, comme McKinsey, pour élaborer les plans de relance pour leurs économies. Ces firmes discrètes qui sont profondément liées aux plus grandes sociétés du monde, notamment celles du secteur alimentaire et agroalimentaire, contribueront sans aucun doute à déterminer ceux qui émergeront comme les gagnants et les perdants des réponses à la pandémie – les travailleurs ou les patrons, les marchés de producteurs ou les géants du commerce électronique, les petits pêcheurs ou les grands chalutiers.

Nous voyons également le FMI FMI
Fonds monétaire international
Le FMI a été créé en 1944 à Bretton Woods (avec la Banque mondiale, son institution jumelle). Son but était de stabiliser le système financier international en réglementant la circulation des capitaux.

À ce jour, 188 pays en sont membres (les mêmes qu’à la Banque mondiale).

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et la Banque mondiale Banque mondiale
BM
La Banque internationale pour la reconstruction et le développement (BIRD) a été créée en juillet 1944 à Bretton Woods (États-Unis), à l’initiative de 45 pays réunis pour la première Conférence monétaire et financière des Nations unies. En 2011, 187 pays en étaient membres.

Créée en 1944 à Bretton Woods dans le cadre du nouveau système monétaire international, la Banque possède un capital apporté par les pays membres et surtout emprunte sur les marchés internationaux de capitaux. La Banque finance des projets sectoriels, publics ou privés, à destination des pays du Tiers Monde et de l’ex-bloc soviétique. Elle se compose des cinq filiales suivantes :
La Banque internationale pour la reconstruction et le développement (BIRD, 189 membres en 2017) octroie des prêts concernant de grands secteurs d’activité (agriculture et énergie), essentiellement aux pays à revenus intermédiaires.
L’Association internationale pour le développement (AID, ou IDA selon son appellation anglophone, 164 membres en 2003) s’est spécialisée dans l’octroi à très long terme (35 à 40 ans, dont 10 de grâce) de prêts à taux d’intérêt nuls ou très faibles à destination des pays les moins avancés (PMA).
La Société financière internationale (SFI) est la filiale de la Banque qui a en charge le financement d’entreprises ou d’institutions privées du Tiers Monde.
Enfin, le Centre international de règlements des différends relatifs aux investissements (CIRDI) gère les conflits d’intérêts tandis que l’Agence multilatérale de garantie des investissements (AMGI) cherche à favoriser l’investissement dans les PED. Avec l’accroissement de l’endettement, la Banque mondiale a, en accord avec le FMI, développé ses interventions dans une perspective macro-économique. Ainsi la Banque impose-t-elle de plus en plus la mise en place de politiques d’ajustement destinées à équilibrer la balance des paiements des pays lourdement endettés. La Banque ne se prive pas de « conseiller » les pays soumis à la thérapeutique du FMI sur la meilleure façon de réduire les déficits budgétaires, de mobiliser l’épargne interne, d’inciter les investisseurs étrangers à s’installer sur place, de libéraliser les changes et les prix. Enfin, la Banque participe financièrement à ces programmes en accordant aux pays qui suivent cette politique, des prêts d’ajustement structurel depuis 1982.

TYPES DE PRÊTS ACCORDÉS PAR LA BM :

1) Les prêts-projets : prêts classiques pour des centrales thermiques, le secteur pétrolier, les industries forestières, les projets agricoles, barrages, routes, distribution et assainissement de l’eau, etc.
2) Les prêts d’ajustement sectoriel qui s’adressent à un secteur entier d’une économie nationale : énergie, agriculture, industrie, etc.
3) Les prêts à des institutions qui servent à orienter les politiques de certaines institutions vers le commerce extérieur et à ouvrir la voie aux transnationales. Ils financent aussi la privatisation des services publics.
4) Les prêts d’ajustement structurel, censés atténuer la crise de la dette, qui favorisent invariablement une politique néo-libérale.
5) Les prêts pour lutter contre la pauvreté.
Site :
utiliser leurs fonds d’urgence Covid-19 pour pousser les pays à mettre en œuvre des réformes favorables à l’agro-industrie. En Ukraine, par exemple, une loi de privatisation des terres agricoles a été mise en œuvre malgré l’opposition d’une majorité d’Ukrainiens. Au cours des prochains mois, ce type de pressions va s’intensifier. Des dizaines de pays se dirigent vers des défauts de paiement, et ces dettes devront être négociées non seulement avec le FMI et les prêteurs bilatéraux, mais aussi avec les créanciers privés qui ont déjà indiqué qu’ils ne souhaitaient même pas retarder le paiement de la dette Dette Dette multilatérale : Dette qui est due à la Banque mondiale, au FMI, aux banques de développement régionales comme la Banque Africaine de Développement, et à d’autres institutions multilatérales comme le Fonds Européen de Développement.
Dette privée : Emprunts contractés par des emprunteurs privés quel que soit le prêteur.
Dette publique : Ensemble des emprunts contractés par des emprunteurs publics.
et des intérêts pendant cette crise sanitaire. Une nouvelle vague d’ajustements structurels est en cours, qui va se concentrer essentiellement sur l’augmentation des investissements étrangers dans l’agro-industrie et des exportations de produits agricoles pour payer les « vautours ».

Cette fois, cependant, les gouvernements auront beaucoup de mal à imposer un nouveau cycle d’agro-impérialisme aux populations qui en ont déjà plus qu’assez et qui sont de plus en plus demandeuses des alternatives que les mouvements sociaux proposent depuis des décennies.



Source : GRAIN

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