LIBOR (London Interbank Offered Rate)
Taux interbancaire
de la City londonienne (très proche du prime rate des Etats-Unis,
autre taux de base des prêts internationaux).
La libre convertibilité
désigne la possibilité légale de passer librement d’une
monnaie à une autre.
Les lobbies sont
des groupes de pression d’intérêt privé, défendant
le plus souvent les intérêts de groupes industriels ou financiers.
On décompte quelque 40 000 lobbyistes à Washington.
Marché
sur lequel s’échangent et sont cotées les devises.
Le Mercosur est
une zone régionale de coopération économique du Cône
Sud (marché du Cône Sud) qui rassemble le Brésil, l’Argentine,
l’Uruguay et le Paraguay, en plus de deux pays associés, le Chili et
la Bolivie.
Mondialisation (voir aussi
Globalisation)
(extrait de F. Chesnais, 1997a)
Jusqu’à
une date récente, il paraissait possible d’aborder l’analyse de la mondialisation
en considérant celle-ci comme une étape nouvelle du processus
d’internationalisation du capital, dont le grand groupe industriel transnational
a été à la fois l’expression et l’un des agents les plus
actifs.
Aujourd’hui, il n’est manifestement plus possible de s’en tenir là. La
" mondialisation de l’économie " (Adda, 1996) ou, plus précisément
la " mondialisation du capital " (Chesnais, 1994), doit être
comprise comme étant plus - ou même tout autre chose - qu’une phase
supplémentaire dans le processus d’internationalisation du capital engagé
depuis plus d’un siècle. C’est à un mode de fonctionnement spécifique
- et à plusieurs égards important, nouveau - du capitalisme mondial
que nous avons affaire, dont il faudrait chercher à comprendre les ressorts
et l’orientation, de façon à en faire la caractérisation.
Les points d’inflexion par rapport aux évolutions des principales économies,
internes ou externes à l’OCDE, exigent d’être abordés comme
un tout, en partant de l’hypothèse que vraisemblablement, ils font "
système ". Pour ma part, j’estime qu’ils traduisent le fait qu’il
y a eu - en se référant à la théorie de l’impérialisme
qui fut élaborée au sein de l’aile gauche de la Deuxième
Internationale voici bientôt un siècle -, passage dans le cadre
du stade impérialiste à une phase différant fortement de
celle qui a prédominé entre la fin de Seconde Guerre mondiale
et le début des années 80. Je désigne celui-ci pour l’instant
(avec l’espoir qu’on m’aidera à en trouver un meilleur au travers de
la discussion et au besoin de la polémique) du nom un peu compliqué
de " régime d’accumulation mondial à dominante financière
".
La différenciation et la hiérarchisation de l’économie-monde
contemporaine de dimension planétaire résultent tant des opérations
du capital concentré que des rapports de domination et de dépendance
politiques entre Etats, dont le rôle ne s’est nullement réduit,
même si la configuration et les mécanismes de cette domination
se sont modifiés. La genèse du régime d’accumulation mondialisé
à dominante financière relève autant de la politique que
de l’économie. Ce n’est que dans la vulgate néo-libérale
que l’Etat est "extérieur" au "marché". Le
triomphe actuel du "marché" n’aurait pu se faire sans les interventions
politiques répétées des instances politiques des Etats
capitalistes les plus puissants (en premier lieu, les membres du G7). Cette
liberté que le capital industriel et plus encore le capital financier
se valorisant sous la forme argent, ont retrouvée pour se déployer
mondialement comme ils n’avaient pu le faire depuis 1914, tient bien sûr
aussi de la force qu’il a recouvrée grâce à la longue période
d’accumulation ininterrompue des "trente glorieuses" (l’une sinon
la plus longue de toute l’histoire du capitalisme). Mais le capital n’aurait
pas pu parvenir à ses fins sans le succès de la "révolution
conservatrice" de la fin de la décennie 1970.
Culture
d’un seul produit. De nombreux pays du Sud ont été amenés
à se spécialiser dans la culture d’une denrée destinée
à l’exportation (coton, café, cacao, arachide, tabac, etc.) pour
se procurer les devises permettant le remboursement de la dette.
Situation dans
laquelle une dette est gelée par le créancier, qui renonce à
en exiger le paiement dans les délais convenus. Cependant, durant la
période de moratoire, les intérêts continuent de courir.
Un moratoire peut également être décidé par le débiteur,
comme ce fut le cas de la Russie en 1998 et de l’Equateur en 1999.
Le mouvement des
non-alignés s’est développé dans la foulée de la
Conférence de Bandung, réunissant en avril 1955 vingt-trois pays
d’Asie et six d’Afrique, à l’invitation du président indonésien
Sukarno et sous le patronage du président indien Nehru. Refusant de s’engager
dans la guerre froide et revendiquant une indépendance envers les deux
blocs, le mouvement des non-alignés demande un juste prix pour ses matières
premières, des relations internationales pacifiques et une égalité
entre les races et les nations. Il prendra officiellement naissance en septembre
1961 à Belgrade, à l’invitation du président yougoslave
Tito.
Fonds d’investissement
collectif aux États-Unis, équivalent des Sicav.
Créé
en 1971, le Nasdaq (National Association of securities dealers automated quotation)
est la bourse électronique des valeurs américaines à forte
croissance (celles de la ’nouvelle économie’ liées à l’Internet).
Le terme New Deal
(nouvelle donne) est utilisé pour la première fois, devant la
Convention du Parti démocrate à Chicago en juillet 1932. Il désignera
l’expérience tentée, dès 1933, par le président
Franklin Roosevelt pour mettre fin à la profonde crise économique
que les Etats-Unis traversaient depuis 1929. L’expression New Deal recouvre
un ensemble de mesures allant de l’aide aux secteurs économiques les
plus touchés par la crise jusqu’à des réformes sociales.
Dès 1938, une nouvelle récession intervient et marque les limites
du New Deal. La relance se fera sous les auspices de la Seconde Guerre mondiale.
Roosevelt n’a pas développé un programme cohérent qui serait
similaire au programme des Travaillistes britanniques de 1945.
Titre émis
par un emprunteur collectant des fonds pour une période d’au moins cinq
ans et précisant les conditions de rémunération (taux d’intérêt,
modalités de versement, existence éventuelle de primes tirées
au sort, etc.) et de remboursement (échéance, modalités
de remboursement, etc.).
Liste des pays
membres de l’OCDE par ordre alphabétique : Allemagne, Australie, Autriche,
Belgique, Canada, Corée du Sud, Danemark, Espagne, Etats-Unis, Finlande,
France, Grèce, Hongrie, Irlande, Islande, Italie, Japon, Luxembourg,
Mexique, Norvège, Nouvelle-Zélande, Pays-Bas, Pologne, Portugal,
République slovaque, République tchèque, Royaume-Uni, Suède,
Suisse, Turquie.
La situation d’oligopole
tient à l’interdépendance entre firmes qu’il comporte, "
les firmes ne réagissant plus à des forces impersonnelles en provenance
du marché, mais personnellement et directement à leurs rivales
" (Pickering, 1974). L’oligopole mondial est un " espace de rivalité
", délimité par les rapports de dépendance mutuelle
de marché reliant le petit nombre de grands groupes qui parviennent,
dans une industrie (ou dans un complexe d’industries à technologie générique
commune), à acquérir et à conserver le statut de concurrent
effectif au plan mondial. L’oligopole est un lieu de concurrence féroce,
mais aussi de collaboration entre groupes (Chesnais, 1996).
Les économies
capitalistes ont un caractère cyclique : phases de croissance et phases
de récession ou de dépression alternent périodiquement.
Deux catégories principales de cycle sont étudiées habituellement :
les cycles courts, appelés également cycles de Juglar (Clément
Juglar est l’économiste qui les a étudiés), et les cycles
longs, mieux connus sous le nom d’ondes longues ou cycles Kondratief (du nom
de l’économiste Nicolaï Kondratief). Les cycles courts ont une durée
de six à dix ans et les ondes longues, de cinquante à soixante
ans. Les ondes longues incluent des cycles courts. elles se divisent en deux
phases. Dans la phase ascendante, les années de croissance prédominent
et, plus significatif, les crises caractéristiques des cycles courts
sont moins aiguës et moins longues. Pendant la phase descendante ou dépressive,
la croissance enregistrée pendant les bonnes années des cycles
courts est plus modeste et les mauvaises années, celles de faible croissance,
de stagnation ou de récession prédominent. La question des cycles
économiques, les courts comme les longs, est un des thèmes les
plus controversés entre économistes. Un des analystes les plus
intéressants en ce qui concerne les ondes longues est Ernest Mandel (1923-1995)
qui a analysé l’interaction complexe entre facteurs économiques
et socio-politiques dans le déroulement des ondes longues. Ernest Mandel
fit un apport substantiel en ce qui concerne le rôle du facteur politique
sur le processus de démarrage et de développement des ondes longues
expansives, apport qui devra encore être enrichi et complété
(Mandel, 1972, Mandel 1978).
Organisation
de coopération et de développement économiques (OCDE)
Créée
en 1960 et basée au Château de la Muette à Paris, l’OCDE
regroupe les quinze membres de l’Union européenne auxquels s’ajoutent
la Suisse, la Norvège, l’Islande ; en Amérique du Nord, les États-Unis
et le Canada ; en Asie-Pacifique, le Japon, l’Australie et la Nouvelle-Zélande.
Entre 1994 et 1996, trois pays du Tiers-Monde ont fait leur entrée :
la Turquie, candidate à entrer également dans l’Union européenne
; le Mexique qui forme l’ALENA avec ses deux voisins du Nord ; la Corée
du Sud. Depuis 1995, se sont ajoutés trois pays de l’ex-bloc soviétique
: la République tchèque, la Pologne et la Hongrie. En 2000, la
République slovaque est devenue le trentième membre.
Liste des pays membres de l’OCDE par ordre alphabétique : Allemagne,
Australie, Autriche, Belgique, Canada, Corée du Sud, Danemark, Espagne,
États-Unis, Finlande, France, Grèce, Hongrie, Irlande, Islande,
Italie, Japon, Luxembourg, Mexique, Norvège, Nouvelle-Zélande,
Pays-Bas, Pologne, Portugal, République slovaque, République tchèque,
Royaume-Uni, Suède, Suisse, Turquie.
Site
web :<www.oecd.org>
Organisation Internationale du Travail
(OIT)
Créée
en 1919 par le traité de Versailles, l’Organisation internationale du
travail (OIT, siège à Genève) est devenue, en 1946, la
première institution spécialisée des Nations unies. L’OIT
réunit les représentants des gouvernements, des employeurs et
des travailleurs, dans le but de recommander des normes internationales minimales
et de rédiger des conventions internationales touchant le domaine du
travail. L’OIT comprend une conférence générale annuelle,
un conseil d’administration composé de 56 membres (28 représentants
des gouvernements, 14 des employeurs et 14 des travailleurs) et le Bureau international
du travail (BIT) qui assure le secrétariat de la conférence et
du conseil. Le pouvoir du BIT (Bureau International du Travail) est très
limité : il consiste à publier un rapport annuel et regroupe surtout
des économistes et des statisticiens. Leurs rapports défendent
depuis quelques années l’idée que le chômage provient d’un
manque de croissance (de 5% dans les années 60 a 2% aujourd’hui), lui-même
suscité par une baisse de la demande. Son remède est celui d’un
consensus mondial sur un modèle vertueux de croissance économique,
ainsi que sur des réflexions stratégiques au niveau national (du
type hollandais par exemple). L’OIT affirme qu’il est naïf d’expliquer
le chômage par le manque de flexibilité et que les changements
technologiques n’impliquent pas une adaptation automatiquement par le bas en
matière de salaires et de protection sociale.
Organisation Mondiale du Commerce
(OMC)
Née le
1er janvier 1995, elle remplace le forum permanent de négociation qu’était
l’Accord général sur les tarifs douaniers et le commerce (GATT)
où les Etats avaient seulement le statut de " parties contractuelles
". Un des objectifs de l’OMC est le démantèlement, lorsqu’ils
existent encore, des monopoles nationaux constitués en vertu d’une décision
publique. C’est déjà le cas pour les télécommunications
dont la décision a été prise dans le cadre de l’OMC en
février 97. Mais il en reste d’autres comme les chemins de fer qui attirent
la convoitise des grands groupes financiers.
Un autre objectif est la libéralisation totale des investissements. L’instrument
utilisé a été le projet d’Accord multilatéral sur
l’investissement (AMI). L’AMI dont l’élaboration avait été
décidée lors de la réunion ministérielle de l’OCDE
de mai 1995, vise l’ensemble des investissements : directs (industrie, services,
ressources naturelles) et de portefeuille. Il prévoit des dispositifs
de protection, notamment pour le rapatriement total des bénéfices.
L’AMI a été comme tel abandonné en 1997 mais est réapparu
sous la forme d’une multitude d’Accords bilatéraux sur l’investissement,
ce sont les nouveaux " habits " de l’AMI.
L’OMC fonctionne
selon le mode " un pays - une voix " mais les délégués
des pays du Sud ne font pas le poids face aux tonnes de documents à étudier,
à l’armée de fonctionnaires, avocats, etc. des pays du Nord. Les
décisions se prennent entre puissants dans les " green rooms ".
Toutefois, dans la lancée de l’épisode de Seattle en novembre
1999, la conférence de Cancun (Mexique) en septembre 2003 a été
marquée par la résistance d’un groupe de 22 pays émergents
du Sud, qui se sont alliés en la circonstance pour mener la conférence
à l’échec, face à l’intransigeance des pays du Nord.
Site web : <www.wto.org>
Organisation
des pays exportateurs de pétrole (OPEP)
En anglais, OPEC
: Organization of the Petroleum Exporting Countries.
L’OPEP regroupe
11 PED producteurs de pétrole : Algérie, Arabie saoudite, Émirats
arabes unis, Indonésie, Irak, Iran, Koweït, Libye, Nigeria, Qatar,
Venezuela. Ces 11 pays représentent 41 % de la production de pétrole
dans le monde et possèdent plus de 75 % des réserves connues.
Créée en septembre 1960 et basée à Vienne (Autriche),
l’OPEP est chargée de coordonner et d’unifier les politiques pétrolières
de ses membres, dans le but de leur garantir des revenus stables. À cette
fin, la production obéit en principe à un système de quota.
Chaque pays, représenté par son ministre de l’Énergie et
du Pétrole, se charge à tour de rôle de la gestion de l’organisation.
Le 1er juillet 2002, le Vénézuélien Alvaro Silva-Calderón
est devenu le secrétaire général de l’OPEP.
Organisation du traité de l’Atlantique Nord
(OTAN)
Elle assure aux
Européens la protection militaire des États-Unis en cas d’agression,
mais elle offre surtout aux États-Unis la suprématie sur le bloc
occidental. Les pays d’Europe occidentale ont accepté d’intégrer
leurs forces armées à un système de défense placé
sous commandement américain, reconnaissant de ce fait la prépondérance
des États-Unis. Fondée en 1949 à Washington et passée
au second plan depuis la fin de la guerre froide, l’OTAN comprenait 19 membres
en 2002 : la Belgique, le Canada, le Danemark, les États-Unis, la France,
la Grande-Bretagne, l’Islande, l’Italie, le Luxembourg, la Norvège, les
Pays-Bas, le Portugal, auxquels se sont ajoutés la Grèce et la
Turquie en 1952, la République fédérale d’Allemagne en
1955 (remplacée par l’Allemagne unifiée en 1990), l’Espagne en
1982, la Hongrie, la Pologne et la République tchèque en 1999.
Organisme
génétiquement modifié (OGM)
Organisme vivant
(végétal ou animal) sur lequel on a procédé à
une manipulation génétique afin de modifier ses qualités,
en général afin de le rendre résistant à un herbicide
ou un pesticide. En 2000, les OGM couvraient plus de 40 millions d’hectares,
concernant pour les trois-quarts le soja et le maïs. Les principaux pays
producteurs étaient les USA, l’Argentine et le Canada. Les plantes génétiquement
modifiées sont en général produites intensivement pour
l’alimentation du bétail des pays riches. Leur existence pose trois problèmes.
- Problème
sanitaire. Outre la présence de nouveaux gènes dont les effets
ne sont pas toujours connus, la résistance à un herbicide implique
que le producteur va multiplier son utilisation. Les produits OGM (notamment
le soja américain) se retrouvent gorgés d’herbicide dont dont
on ignore les effets sur la santé humaine. De plus, pour incorporer le
gène nouveau, on l’associe à un gène de résistance
à un antibiotique, on bombarde des cellules saines et on cultive le tout
dans une solution en présence de cet antibiotique pour ne conserver que
les cellules effectivement modifiées.
- Problème
juridique. Les OGM sont développés à l’initiative des seules
transnationales de l’agrochimie comme Monsanto, pour toucher les royalties sur
les brevets associés. Elles procèdent par coups de boutoir pour
enfoncer une législation lacunaire devant ces objets nouveaux. Les agriculteurs
deviennent alors dépendants de ces firmes. Les Etats se défendent
comme ils peuvent, bien souvent complices, et ils sont fort démunis quand
on découvre une présence malencontreuse d’OGM dans des semences
que l’on croyait saines : destruction de colza transgénique dans le nord
de la France en mai 2000 (Advanta Seeds), non destruction de maïs transgénique
sur 2600 ha en Lot et Garonne en juin 2000 (Golden Harvest), retrait de la distribution
de galettes de maïs Taco Bell aux USA en octobre 2000 (Aventis). En outre,
lors du vote par le parlement européen de la recommandation du 12/4/2000,
l’amendement définissant la responsabilité des producteurs a été
rejeté.
- Problème
alimentaire. Les OGM sont inutiles au Nord où il y a surproduction et
où il faudrait bien mieux promouvoir une agriculture paysanne et saine,
inutiles au Sud qui ne pourra pas se payer ces semences chères et les
pesticides qui vont avec, ou alors cela déséquilibrera toute la
production traditionnelle. Il est clair selon la FAO que la faim dans le monde
ne résulte pas d’une production insuffisante.
Pacte
militaire entre pays de l’ex-bloc soviétique (URSS, Albanie, Bulgarie,
Hongrie, Pologne, République démocratique allemande, Roumanie,
Tchécoslovaquie). Il fut signé à Varsovie en mai 1955,
en réaction à l’intégration de la République fédérale
d’Allemagne à l’OTAN. L’Albanie s’en est retirée en 1968 suite
à l’intervention en Tchécoslovaquie. Suite à la dislocation
de l’URSS, l’organisation militaire du pacte a été dissoute en
avril 1991.
Les pays émergents
désignent la vingtaine de pays en développement ayant accès
aux marchés financiers.
Notion définie
par l’ONU en fonction des critères suivants : faible revenu par habitant,
faiblesse des ressources humaines et économie peu diversifiée.
La liste comprend actuellement 49 pays, le dernier pays admis étant le
Sénégal, en juillet 2000. Elle n’en comptait que 25 il y a 30
ans.
Programme de reconstruction
économique proposé en 1947 par George C. Marshall, secrétaire
d’État des États-Unis. Doté d’un budget de 12,5 milliards
de dollars de l’époque (environ 80 milliards de dollars de 2002) sous
forme de dons et de prêts à long terme, le plan Marshall permit
à 16 pays (notamment la France, la Grande-Bretagne, l’Italie et les pays
scandinaves) de profiter de fonds pour leur reconstruction après la seconde
guerre mondiale.
Les pétrodollars
sont les dollars issus du pétrole.
La plus-value
est la différence entre la valeur nouvellement produite par la force
de travail et la valeur propre de cette force de travail, c’est-à-dire
la différence entre la valeur nouvellement produite par le travailleur
ou la travailleuse et les coûts de reproduction de la force de travail.
La plus-value, c’est-à-dire la somme totale des revenus de la classe
possédante (profits + intérêts + rente foncière)
est donc une déduction (un résidu) du produit social, une fois
assurée la reproduction de la force de travail, une fois couverts ses
frais d’entretien. Elle n’est donc rien d’autre que la forme monétaire
du surproduit social, qui constitue la part des classes possédantes dans
la répartition du produit social de toute société de classe
: les revenus des maîtres d’esclaves dans une société esclavagiste
; la rente foncière féodale dans une société féodale
; le tribut dans le mode de production tributaire, etc.
Le salarié
et la salariée, le prolétaire et la prolétaire, ne vendent
pas " du travail ", mais leur force de travail, leur capacité
de production. C’est cette force de travail que la société bourgeoise
transforme en marchandise. Elle a donc sa valeur propre, donnée objective
comme la valeur de toute autre marchandise : ses propres coûts de production,
ses propres frais de reproduction. Comme toute marchandise, elle a une utilité
(valeur d’usage) pour son acheteur, utilité qui est la pré-condition
de sa vente, mais qui ne détermine point le prix (la valeur) de la marchandise
vendue.
Or l’utilité,
la valeur d’usage, de la force de travail pour son acheteur, le capitaliste,
c’est justement celle de produire de la valeur, puisque, par définition,
tout travail en société marchande ajoute de la valeur à
la valeur des machines et des matières premières auxquelles il
s’applique. Tout salarié produit donc de la " valeur ajoutée
". Mais comme le capitaliste paye un salaire à l’ouvrier et à
l’ouvrière - le salaire qui représente le coût de reproduction
de la force de travail -, il n’achètera cette force de travail que si
" la valeur ajoutée " par l’ouvrier ou l’ouvrière dépasse
la valeur de la force de travail elle-même. Cette fraction de la valeur
nouvellement produite par le salarié, Marx l’appelle plus-value.
La découverte
de la plus-value comme catégorie fondamentale de la société
bourgeoise et de son mode de production, ainsi que l’explication de sa nature
(résultat du surtravail, du travail non compensé, non rémunéré,
fourni par le salarié) et de ses origines (obligation économique
pour le ou la prolétaire de vendre sa force de travail comme marchandise
au capitaliste) représente l’apport principal de Marx à la science
économique et aux sciences sociales en général. Mais elle
constitue elle-même l’application de la théorie perfectionnée
de la valeur-travail d’Adam Smith et de David Ricardo au cas spécifique
d’une marchandise particulière, la force de travail (Mandel, 1986, p.
14).
PPTE (Pays pauvres très endettés)
- En anglais : HIPC
L’initiative PPTE,
mise en place en 1996 et renforcée en septembre 1999, est destinée
à alléger la dette des pays très pauvres et très
endettés, avec le modeste objectif de la rendre juste soutenable.
Elle se déroule
en 4 étapes particulièrement exigeantes et complexes.
Tout d’abord,
le pays qui sollicite une aide au titre de cette initiative doit mener docilement,
en général pendant 3 ans, des politiques économiques approuvées
par le FMI et la Banque mondiale, sous forme de programmes d’ajustement. Il
continue alors à recevoir l’aide classique de tous les bailleurs de fonds
concernés. Pendant ce temps, il doit adopter un document de stratégie
de réduction de la pauvreté (DSRP), parfois juste sous une forme
intérimaire, et avoir obtenu des résultats dans l’application
de cette stratégie pendant au moins un an.
A la fin de ces
3 années, arrive le point de décision : le FMI analyse le caractère
soutenable ou non de l’endettement du pays candidat. Si la valeur nette du ratio
stock de la dette extérieure / exportations est supérieure à
150 % après application des mécanismes traditionnels d’allégement
de la dette, le pays peut être déclaré éligible.
Cependant, les pays à niveau d’exportations élevé (ratio
exportations/PIB supérieur à 30 %) sont pénalisés
par le choix de ce critère, et on privilégie alors leurs recettes
budgétaires plutôt que leurs exportations. Donc si leur endettement
est manifestement très élevé malgré un bon recouvrement
de l’impôt (recettes budgétaires supérieures à 15
% du PIB, afin d’éviter tout laxisme dans ce domaine), l’objectif retenu
est un ratio valeur nette du stock de la dette / recettes budgétaires
supérieur à 250 %.
Troisième
temps, si le pays est déclaré admissible, il bénéficie
de premiers allégements de la part des États créanciers
et des banques privées, et doit poursuivre avec les politiques agréées
par le FMI et la Banque mondiale. La durée de cette période est
déterminée par la mise en œuvre satisfaisante des réformes
clés convenues au point de décision, dans un souci de maintien
de la stabilité macroéconomique.
A l’issue, arrive le point d’achèvement. Le reste de l’allégement
est alors fourni, pour permettre au pays de revenir à des critères
de soutenabilité (exposés ci-dessus) jugés satisfaisants.
Le coût
de cette initiative est estimé à 54 milliards de dollars, soit
environ 2,6% de la dette extérieure du Tiers Monde.
Les PPTE sont
au nombre de 42 seulement, dont 34 en Afrique subsaharienne, auxquels il convient
d’ajouter le Honduras, le Nicaragua, la Bolivie, la Guyana, le Laos, le Vietnam
et Myanmar.
Au 30 septembre 2003, 27 pays ont atteint le point de décision, et seulement
8 sont parvenus au point d’achèvement : l’Ouganda, la Bolivie, le Mozambique,
la Tanzanie, le Burkina Faso, la Mauritanie, le Mali et le Bénin.
Quand des emprunts
sont accordés, les créanciers tiennent compte de la situation
économique du débiteur pour fixer le taux d’intérêt.
Un éventuel risque pour le débiteur de ne pas pouvoir honorer
ses remboursements entraîne une hausse des taux d’intérêt
pratiqués à son encontre. De la sorte, le créancier perçoit
des intérêts plus élevés, censés le dédommager
du risque pris en accordant ce prêt. Aussi, le coût est-il bien
supérieur pour le débiteur, ce qui accentue la pression financière
sur lui. Par exemple, en 2002, l’Argentine devait faire face à des primes
de risque supérieures à 4.000 points de base, ce qui signifie
que si le taux d’intérêt du marché était de 5 %,
l’Argentine devait emprunter à un taux de 45 %. Cela lui interdit de
facto l’accès au crédit, l’enfonçant davantage dans la
crise. Pour le Brésil en août 2002, cette prime de risque était
d’environ 2.500 points.
Un produit dérivé
est une opération à terme dérivant d’un actif dit "
sous-jacent " (qui peut être une devise, une action, une matière
première ou n’importe quel actif financier). Un exemple de produit dérivé
est l’option d’achat (call) : une banque émet sur le marché une
option d’achat sur, par exemple, le cours de l’action Monsanto (action "
sous-jacente " de laquelle dérive l’option) au prix de 100 et à
10 mois ; moyennant le versement d’une prime, un investisseur va acheter cette
option d’achat et ainsi détenir un droit d’achat sur l’action Monsanto
au prix de 100 et sur un terme de 10 mois. A cette échéance, soit
l’action vaut plus que 100 et l’investisseur peut acheter une action moins cher
qu’elle ne vaut. Dans le cas inverse d’une action valant moins de 100 au terme
des 10 mois, l’investisseur abandonne son option et le banquier empoche la prime.
Si ces produits ont à l’origine été créés
pour répondre aux fluctuations (sorte d’assurance offerte par un opérateur
d’accord de courir le risque), ils en causent en définitive davantage
en provoquant des vagues spéculatives (l’émetteur et l’acheteur
de l’option vont ainsi spéculer sur l’action sous-jacente durant les
10 mois). Il existe une multitude de produits dérivés plus complexes
les uns que les autres. Certains sont négociés sur des marchés
organisés et contrôlés, mais la plupart des opérations
se déroulent de gré à gré, c’est-à-dire en
dehors de tout contrôle et dans une totale opacité.
Le PIB traduit
la richesse totale produite sur un territoire donné, estimée par
la somme des valeurs ajoutées.
Le PNB traduit
la richesse produite par une nation, par opposition à un territoire donné.
Il comprend les revenus des citoyens de cette nation vivant à l’étranger.
Programme
des Nations unies pour le développement (PNUD)
Créé
en 1965 et basé à New York, le PNUD est le principal organe d’assistance
technique de l’ONU. Il aide - sans restriction politique - les pays en développement
à se doter de services administratifs et techniques de base, forme des
cadres, cherche à répondre à certains besoins essentiels
des populations, prend l’initiative de programmes de coopération régionale,
et coordonne, en principe, les activités sur place de l’ensemble des
programmes opérationnels des Nations unies. Le PNUD s’appuie généralement
sur un savoir-faire et des techniques occidentales, mais parmi son contingent
d’experts, un tiers est originaire du Tiers-Monde. Le PNUD publie annuellement
un Rapport sur le développement humain qui classe notamment les pays
selon l’Indicateur de développement humain (IDH).
Site web : <www.undp.org>



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