Dettes aux Suds

AVP N°77 - 3e trimestre 2019

31 octobre par CADTM Belgique

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Dettes aux Suds : une crise en expansion

La dette Dette Dette multilatérale : Dette qui est due à la Banque mondiale, au FMI, aux banques de développement régionales comme la Banque Africaine de Développement, et à d’autres institutions multilatérales comme le Fonds Européen de Développement.
Dette privée : Emprunts contractés par des emprunteurs privés quel que soit le prêteur.
Dette publique : Ensemble des emprunts contractés par des emprunteurs publics.
extérieure publique des pays du Sud inquiète [1]. Parmi les préoccupations, sa hausse spectaculaire en l’espace de deux décennies tout autant que les parallèles à dresser avec la situation pré-crise de la dette du Tiers Monde des années 1980. Au-delà des similitudes, le large recours aux émissions d’obligations Obligations
Obligation
Part d’un emprunt émis par une société ou une collectivité publique. Le détenteur de l’obligation, l’obligataire, a droit à un intérêt et au remboursement du montant souscrit. Il peut aussi, si la société est cotée, revendre son titre en bourse.
pose lui un nouveau défi. Avec près d’une dizaine de pays en situation de surendettement et dix-sept en suspension de paiement, la crise de la dette a déjà débuté [2].


Évolution récente de la dette des pays dits en développement

En mai 2019, selon le FMI FMI
Fonds monétaire international
Le FMI a été créé en 1944 à Bretton Woods (avec la Banque mondiale, son institution jumelle). Son but était de stabiliser le système financier international en réglementant la circulation des capitaux.

À ce jour, 188 pays en sont membres (les mêmes qu’à la Banque mondiale).

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, parmi les pays à faible revenu, 7 sont en situation de surendettement et 24 en position de l’être, soit 37 % d’entre eux [3]. Preuve de l’incapacité (et de l’absence de volonté) des institutions financières internationales (IFIs) à répondre efficacement et durablement au surendettement, la moitié de ces 31 pays ont appliqué à la lettre les politiques d’ajustement de l’initiative PPTE PPTE
Pays pauvres très endettés
(En anglais : HIPC).
L’initiative PPTE, mise en place en 1996 et renforcée en septembre 1999, est destinée à alléger la dette des pays très pauvres et très endettés, avec le modeste objectif de la rendre juste soutenable.

Elle se déroule en 4 étapes particulièrement exigeantes et complexes.
Tout d’abord, le pays qui sollicite une aide au titre de cette initiative doit mener docilement, en général pendant 3 ans, des politiques économiques approuvées par le FMI et la Banque mondiale, sous forme de programmes d’ajustement. Il continue alors à recevoir l’aide classique de tous les bailleurs de fonds concernés. Pendant ce temps, il doit adopter un document de stratégie de réduction de la pauvreté (DSRP), parfois juste sous une forme intérimaire, et avoir obtenu des résultats dans l’application de cette stratégie pendant au moins un an.

À la fin de ces 3 années, arrive le point de décision : le FMI analyse le caractère soutenable ou non de l’endettement du pays candidat. Si la valeur nette du ratio stock de la dette extérieure / exportations est supérieure à 150 % après application des mécanismes traditionnels d’allègement de la dette, le pays peut être déclaré éligible. Cependant, les pays à niveau d’exportations élevé (ratio exportations/PIB supérieur à 30 %) sont pénalisés par le choix de ce critère, et on privilégie alors leurs recettes budgétaires plutôt que leurs exportations. Donc si leur endettement est manifestement très élevé malgré un bon recouvrement de l’impôt (recettes budgétaires supérieures à 15 % du PIB, afin d’éviter tout laxisme dans ce domaine), l’objectif retenu est un ratio valeur nette du stock de la dette / recettes budgétaires supérieur à 250 %.
Troisième temps, si le pays est déclaré admissible, il bénéficie de premiers allègements de la part des États créanciers et des banques privées, et doit poursuivre avec les politiques agréées par le FMI et la Banque mondiale. La durée de cette période est déterminée par la mise en œuvre satisfaisante des réformes clés convenues au point de décision, dans un souci de maintien de la stabilité macroéconomique.

A l’issue, arrive le point d’achèvement. Le reste de allègement est alors fourni, pour permettre au pays de revenir à des critères de soutenabilité (exposés ci-dessus) jugés satisfaisants.
Le coût de cette initiative est estimé à 54 milliards de dollars, soit environ 2,6% de la dette extérieure du Tiers Monde.
Les PPTE sont au nombre de 42 seulement, dont 34 en Afrique subsaharienne, auxquels il convient d’ajouter le Honduras, le Nicaragua, la Bolivie, la Guyana, le Laos, le Vietnam et Myanmar.
Au 30 septembre 2003, 27 pays ont atteint le point de décision, et seulement 8 sont parvenus au point d’achèvement : l’Ouganda, la Bolivie, le Mozambique, la Tanzanie, le Burkina Faso, la Mauritanie, le Mali et le Bénin.
 [4] lancée par le G7 G7 Groupe réunissant les pays les plus puissants de la planète : Allemagne, Canada, États-Unis, France, Grande-Bretagne, Italie, Japon. Leurs chefs d’État se réunissent chaque année généralement fin juin, début juillet. Le G7 s’est réuni la première fois en 1975 à l’initiative du président français, Valéry Giscard d’Estaing. en 1996. Et selon une ONG allemande, 122 pays seraient en réalité en situation d’endettement critique.

Depuis 2010, la part des remboursements de la dette extérieure publique des pays du Sud par rapport à leurs recettes totales, a augmenté de 85 % et culmine à un niveau moyen de 12,2 % des recettes publiques des États, soit le plus haut niveau atteint depuis 2004. Les pays les plus affectés par cette hausse du service de la dette Service de la dette Somme des intérêts et de l’amortissement du capital emprunté. avaient en majorité contracté des prêts et/ou des obligations auprès du FMI.

Entre 2000 et 2017, la dette extérieure publique des pays du Sud a doublé, passant de 1300 à 2630 milliards de $US. Plusieurs facteurs peuvent expliquer cette hausse. Profitant des hauts niveaux des cours des matières premières jusque 2013, les pays du Sud ont tiré d’importants revenus de leurs produits d’exportations et les taux de croissance économique y ont été élevés pour une majorité d’entre eux.

En parallèle, la crise financière de 2007-2008 n’a pas été sans impacter l’économie des pays occidentaux. A la recherche de financement plus rémunérateurs, banques et investisseurs privés ont alors investi leurs importantes liquidités Liquidité
Liquidités
Capitaux dont une économie ou une entreprise peut disposer à un instant T. Un manque de liquidités peut conduire une entreprise à la liquidation et une économie à la récession.
dans la dette souveraine des pays du Sud. Alimenté par le faible niveau des taux d’intérêts directeurs aux Etats-Unis et en Europe, ce cycle s’achève actuellement et prend en étau les pays du Sud dans « le piège de la dette ». 


La fin du super cycle des matières premières

Au tournant des années 1980, la chute du prix des matières premières fut l’un des éléments déclencheurs de la crise de la dette du Tiers Monde. L’histoire se répète aujourd’hui pour ces pays vulnérables et toujours dépendant de leurs revenus d’exportation. Principalement destinées à fournir les devises étrangères indispensables pour assurer le remboursement de la dette extérieure, les matières premières sont depuis 2013 exportées à des prix très en-deçà de ceux précédemment atteints. Ce renversement provoque d’importantes difficultés financières pour une série de pays dépendants de revenus pétroliers, agricoles ou miniers [5]. Ce facteur est aggravé par la récente dépréciation Dépréciation Dans un régime de taux de changes flottants, une dépréciation consiste en une diminution de la valeur de la monnaie nationale par rapport aux autres monnaies due à une contraction de la demande par les marchés de cette monnaie nationale. des monnaies des pays du Sud face au dollar étasunien.


Le « boom » des émissions d’obligations

Le « boom » du recours aux émissions d’obligations constitue la principale originalité et inquiétude de cette nouvelle crise de la dette. Dès le milieu des années 2000, attirés par les faibles taux d’intérêts et l’absence de conditionnalités, de nombreux pays se sont tournés vers des créanciers privés. Mais contrairement aux années 1960-1980, où les États empruntaient directement aux banques, ils ont eu recours à l’émission d’obligations sur les marchés financiers Marchés financiers
Marché financier
Marché des capitaux à long terme. Il comprend un marché primaire, celui des émissions et un marché secondaire, celui de la revente. À côté des marchés réglementés, on trouve les marchés de gré à gré qui ne sont pas tenus de satisfaire à des conditions minimales.
. Dans des contextes occidentaux de croissance modérée voire négative, les créanciers privés à la recherche de profits et encouragés par le faible niveau des taux d’intérêt Taux d'intérêt Quand A prête de l’argent à B, B rembourse le montant prêté par A (le capital), mais aussi une somme supplémentaire appelée intérêt, afin que A ait intérêt à effectuer cette opération financière. Le taux d’intérêt plus ou moins élevé sert à déterminer l’importance des intérêts.
Prenons un exemple très simple. Si A emprunte 100 millions de dollars sur 10 ans à un taux d’intérêt fixe de 5 %, il va rembourser la première année un dixième du capital emprunté initialement (10 millions de dollars) et 5 % du capital dû, soit 5millions de dollars, donc en tout 15millions de dollars. La seconde année, il rembourse encore un dixième du capital initial, mais les 5 % ne portent plus que sur 90 millions de dollars restants dus, soit 4,5 millions de dollars, donc en tout 14,5 millions de dollars. Et ainsi de suite jusqu’à la dixième année où il rembourse les derniers 10 millions de dollars, et 5 % de ces 10 millions de dollars restants, soit 0,5 millions de dollars, donc en tout 10,5 millions de dollars. Sur 10 ans, le remboursement total s’élèvera à 127,5 millions de dollars. En général, le remboursement du capital ne se fait pas en tranches égales. Les premières années, le remboursement porte surtout sur les intérêts, et la part du capital remboursé croît au fil des ans. Ainsi, en cas d’arrêt des remboursements, le capital restant dû est plus élevé…
Le taux d’intérêt nominal est le taux auquel l’emprunt est contracté. Le taux d’intérêt réel est le taux nominal diminué du taux d’inflation.
, ont profité de cette conjoncture pour réinvestir leurs liquidités dans la dette souveraine des pays du Sud et améliorer leurs rendements. Dans le même temps, le FMI a encouragé les pays à faible revenu et à revenu intermédiaire à recourir à ce type d’instrument pour financer leurs besoins en infrastructures et rembourser leurs arriérés de paiement. Les créanciers privés détiennent aujourd’hui plus de 60 % de la dette extérieure publique des pays du Sud.


La hausse des taux d’intérêts

En réponse à la crise financière de 2007-2008, les banques centrales (Réserve fédérale des États-Unis – FED, Banque centrale européenne BCE
Banque centrale européenne
La Banque centrale européenne est une institution européenne basée à Francfort, créée en 1998. Les pays de la zone euro lui ont transféré leurs compétences en matières monétaires et son rôle officiel est d’assurer la stabilité des prix (lutter contre l’inflation) dans la dite zone.
Ses trois organes de décision (le conseil des gouverneurs, le directoire et le conseil général) sont tous composés de gouverneurs de banques centrales des pays membres et/ou de spécialistes « reconnus ». Ses statuts la veulent « indépendante » politiquement mais elle est directement influencée par le monde financier.
– BCE, etc.) ont baissé leurs taux d’intérêts directeurs. La mesure visait à faciliter le financement des États et des acteurs économiques en favorisant l’investissement à moindre coût. Or, les banques centrales mettent progressivement un terme à cette politique de taux directeurs proches de zéro voire nulle. Principalement libellé en dollars US, le service de la dette extérieure des pays du Sud va s’aggraver tout en provoquant une baisse des investissements dans ces pays par un reflux des capitaux privés vers les pays les plus industrialisés. En 2017, plus de 60 % de la dette des pays du Sud est composée de prêts à taux variables tandis que dès 2021 débuteront les principales échéances de remboursements des obligations souveraines [6].

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Sommaire
Chapitre 1 : L’APRES 2007/2008 – CRISES MULTIPLES
Le FMI et la Banque mondiale précipitent le Sud dans une nouvelle crise de la dette
Retour sur la crise de 1982
La dette : Une arme patriarcale déployée dans les pays du Sud
Pays dits émergents : La dette des entreprises privées pourrait provoquer une crise de dette souveraine
Maroc : Les impacts de la crise sur le travail des femmes
Une dette qui ne sera jamais payée
RDC : Inga III – Un nouvel éléphant blanc
Chapitre 2 : FMI, BANQUE MONDIALE Banque mondiale
BM
La Banque internationale pour la reconstruction et le développement (BIRD) a été créée en juillet 1944 à Bretton Woods (États-Unis), à l’initiative de 45 pays réunis pour la première Conférence monétaire et financière des Nations unies. En 2011, 187 pays en étaient membres.

Créée en 1944 à Bretton Woods dans le cadre du nouveau système monétaire international, la Banque possède un capital apporté par les pays membres et surtout emprunte sur les marchés internationaux de capitaux. La Banque finance des projets sectoriels, publics ou privés, à destination des pays du Tiers Monde et de l’ex-bloc soviétique. Elle se compose des cinq filiales suivantes :
La Banque internationale pour la reconstruction et le développement (BIRD, 189 membres en 2017) octroie des prêts concernant de grands secteurs d’activité (agriculture et énergie), essentiellement aux pays à revenus intermédiaires.
L’Association internationale pour le développement (AID, ou IDA selon son appellation anglophone, 164 membres en 2003) s’est spécialisée dans l’octroi à très long terme (35 à 40 ans, dont 10 de grâce) de prêts à taux d’intérêt nuls ou très faibles à destination des pays les moins avancés (PMA).
La Société financière internationale (SFI) est la filiale de la Banque qui a en charge le financement d’entreprises ou d’institutions privées du Tiers Monde.
Enfin, le Centre international de règlements des différends relatifs aux investissements (CIRDI) gère les conflits d’intérêts tandis que l’Agence multilatérale de garantie des investissements (AMGI) cherche à favoriser l’investissement dans les PED. Avec l’accroissement de l’endettement, la Banque mondiale a, en accord avec le FMI, développé ses interventions dans une perspective macro-économique. Ainsi la Banque impose-t-elle de plus en plus la mise en place de politiques d’ajustement destinées à équilibrer la balance des paiements des pays lourdement endettés. La Banque ne se prive pas de « conseiller » les pays soumis à la thérapeutique du FMI sur la meilleure façon de réduire les déficits budgétaires, de mobiliser l’épargne interne, d’inciter les investisseurs étrangers à s’installer sur place, de libéraliser les changes et les prix. Enfin, la Banque participe financièrement à ces programmes en accordant aux pays qui suivent cette politique, des prêts d’ajustement structurel depuis 1982.

TYPES DE PRÊTS ACCORDÉS PAR LA BM :

1) Les prêts-projets : prêts classiques pour des centrales thermiques, le secteur pétrolier, les industries forestières, les projets agricoles, barrages, routes, distribution et assainissement de l’eau, etc.
2) Les prêts d’ajustement sectoriel qui s’adressent à un secteur entier d’une économie nationale : énergie, agriculture, industrie, etc.
3) Les prêts à des institutions qui servent à orienter les politiques de certaines institutions vers le commerce extérieur et à ouvrir la voie aux transnationales. Ils financent aussi la privatisation des services publics.
4) Les prêts d’ajustement structurel, censés atténuer la crise de la dette, qui favorisent invariablement une politique néo-libérale.
5) Les prêts pour lutter contre la pauvreté.
Site :
ET AUTRES PREDATEURS
Communauté des Etats d’Afrique centrale : Retour à l’ajustement structurel
Le soutien de la Banque mondiale et du FMI aux dictatures
Le FMI met le feu en Haïti, en Guinée, en Egypte…
Le Zimbabwe en suspension de paiement
Le FMI et la Banque mondiale ont-ils appris de leurs erreurs ?
Smartphones pour sortir de la pauvreté ?
Le Mozambique au menu des fonds vautours ?
Les C2D : Est-ce que convertir des dettes en investissement peut représenter une solution pour les pays du Sud ?
L’agence française de développement : Voler aux pauvres pour donner aux riches ?
Les APE : De la françafrique à l’eurafrique
Le Club de Paris : Un cartel de créanciers
Chapitre 3 : MULTI-IMPERIALISMES / SOUS-IMPERIALISMES
« Les banques sont responsables de la crise »
La politique de prêts chinoise en Afrique subsaharienne
Le Pakistan tombe-t-il dans le piège de la dette chinoise ?
BRICS : Coopération ou domination Sud-Sud ?
Relations euroméditerranéennes et accords de libre-échange euro-marocains : des politiques d’inspiration coloniale
La dette des entreprises sera-t-elle le catalyseur de la prochaine crise ?
Chapitre 4 : QUELLES RESISTANCES ET DYNAMIQUES DANS LES ALTERNATIVES ?
Souveraineté économique dans l’Amérique latine : Théorie et praxis. Les cas de la Banque du Sud, le CIRDI et l’ALBA
Un jugement de la Cour suprême des Etats-Unis défie l’immunité incontestée de la Banque mondiale
Micro-crédit dégage ! Sur la lutte des femmes de Ouarzazate
Chili : Un féminisme venant du Sud
Nicaragua : Amaya est libre

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Notes

[1Par “pays du Sud” nous entendons l’ensemble des pays à faible revenu et à revenu intermédiaire déterminé par la Banque mondiale. Disponible à : https://donnees.banquemondiale.org/niveau-de-revenu/revenu-faible-et-intermediaire?view=chart

[2UNCTAD, “Debt vulnerabilities a new debt trap”, octobre 2018. Disponible à : https://unctad.org/en/pages/PublicationWebflyer.aspx?publicationid=2259

[3Liste des sept pays en situation de surendettement au 31 mai 2019 : Gambie, Grenade, Mozambique, Sao Tomé et Principe, Soudan, Sud-Soudan et Zimbabwe. Liste des vingt-quatre pays à haut risque de surendettement : Afghanistan, Burundi, Cameroun, Cap vert, Djibouti, Dominique, Ethiopie, Ghana, Haïti, Îles Marshall, Kiribati, Laos, Maldives, Mauritanie, Micronésie, RCA, Samoa, Sierra Leone, St Vincent les Grenadines, Tadjikistan, Tchad, Tonga, Tuvalu et Zambie. Voir FMI, List of LIC DSAs for PRGT-Eligible Countries. As of may 31, 2019 et Nations unies, Financing for Sustainable Development Report 2019.

[4Ibid. Pays éligibles à l’initiative PPTE, actuellement en situation de surendettement : Gambie, Mozambique, Sao Tomé et Principe, Sud Soudan, Soudan ; actuellement en situation de haut risque de surendettement : Afghanistan, Burundi, Cameroun, Ethiopie, Ghana, Haïti, RCA, Sierra Leone, Tchad, Zambie.

[5Par exemple en 2017, les carburants représentaient entre 50 et 97 % des produits exportés pour le Congo (50 %), le Gabon (70 %), le Tchad (78 %) et l’Angola (97 %) ; les produits agricoles 80 % des exportations de la Gambie et 57 % de la Grenade ; les produits miniers 75 % des exportations de la Zambie et 92 % pour le Botswana. Ibid. Notons également les effets de la spéculation sur les matières premières : Gérard Le Puill, « Spéculations permanentes sur les matières premières », l’Humanité, 26 Juin 2019.

[6Pour un État, le remboursement d’un prêt s’effectue en deux grandes étapes. Durant toute la période de remboursement définie avec son créancier, l’État ne rembourse que les intérêts sur la somme empruntée. À l’issue de cette période, il règlera en une seule fois le capital.

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