Comité pour l'Annulation de la Dette du Tiers Monde
CADTM

Autopsie d’une pseudo indépendance

12-11 | Ouagadougou, Burkina Faso

A tous toutes les militants (es) et bien sur toutes personnes éprises de justice, de paix et de solidarité aux peuples en lutte dans le combat pour la liberté et la reconquête de la souveraineté et l’indépendance totale de notre planète. Libérer des pesanteurs de la dette Dette - Dette multilatérale : Dette qui est due à la Banque mondiale, au FMI, aux banques de développement régionales comme la Banque Africaine de Développement, et à d’autres institutions multilatérales comme le Fonds Européen de Développement.

- Dette privée : Emprunts contractés par des emprunteurs privés quel que soit le prêteur.

- Dette publique : Ensemble des emprunts contractés par des emprunteurs publics.
, du CFA et de la superpuissance des multinationales qui à tour de bras contraignent les peuples à vivre dans une précarité ceci sous la gouvernance d’un système bienveillant le système de la mondialisation Mondialisation (voir aussi Globalisation)
(extrait de F. Chesnais, 1997a)
Jusqu’à une date récente, il paraissait possible d’aborder l’analyse de la mondialisation en considérant celle-ci comme une étape nouvelle du processus d’internationalisation du capital, dont le grand groupe industriel transnational a été à la fois l’expression et l’un des agents les plus actifs.
Aujourd’hui, il n’est manifestement plus possible de s’en tenir là. La " mondialisation de l’économie " (Adda, 1996) ou, plus précisément la " mondialisation du capital " (Chesnais, 1994), doit être comprise comme étant plus - ou même tout autre chose - qu’une phase supplémentaire dans le processus d’internationalisation du capital engagé depuis plus d’un siècle. C’est à un mode de fonctionnement spécifique - et à plusieurs égards important, nouveau - du capitalisme mondial que nous avons affaire, dont il faudrait chercher à comprendre les ressorts et l’orientation, de façon à en faire la caractérisation.

Les points d’inflexion par rapport aux évolutions des principales économies, internes ou externes à l’OCDE, exigent d’être abordés comme un tout, en partant de l’hypothèse que vraisemblablement, ils font " système ". Pour ma part, j’estime qu’ils traduisent le fait qu’il y a eu - en se référant à la théorie de l’impérialisme qui fut élaborée au sein de l’aile gauche de la Deuxième Internationale voici bientôt un siècle -, passage dans le cadre du stade impérialiste à une phase différant fortement de celle qui a prédominé entre la fin de Seconde Guerre mondiale et le début des années 80. Je désigne celui-ci pour l’instant (avec l’espoir qu’on m’aidera à en trouver un meilleur au travers de la discussion et au besoin de la polémique) du nom un peu compliqué de " régime d’accumulation mondial à dominante financière ".

La différenciation et la hiérarchisation de l’économie-monde contemporaine de dimension planétaire résultent tant des opérations du capital concentré que des rapports de domination et de dépendance politiques entre États, dont le rôle ne s’est nullement réduit, même si la configuration et les mécanismes de cette domination se sont modifiés. La genèse du régime d’accumulation mondialisé à dominante financière relève autant de la politique que de l’économie. Ce n’est que dans la vulgate néo-libérale que l’État est "extérieur" au "marché". Le triomphe actuel du "marché" n’aurait pu se faire sans les interventions politiques répétées des instances politiques des États capitalistes les plus puissants (en premier lieu, les membres du G7). Cette liberté que le capital industriel et plus encore le capital financier se valorisant sous la forme argent, ont retrouvée pour se déployer mondialement comme ils n’avaient pu le faire depuis 1914, tient bien sûr aussi de la force qu’il a recouvrée grâce à la longue période d’accumulation ininterrompue des "trente glorieuses" (l’une sinon la plus longue de toute l’histoire du capitalisme). Mais le capital n’aurait pas pu parvenir à ses fins sans le succès de la "révolution conservatrice" de la fin de la décennie 1970.
néolibérale avec ces acteurs Banque Mondiale Banque mondiale
BM
La Banque internationale pour la reconstruction et le développement (BIRD) a été créée en juillet 1944 à Bretton Woods (États-Unis), à l’initiative de 45 pays réunis pour la première Conférence monétaire et financière des Nations unies. En 2011, 187 pays en étaient membres.

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, Fonds Monétaire Internationale, Organisation Mondiale du Commerce OMC
Organisation mondiale du commerce
Née le 1er janvier 1995, elle remplace le forum permanent de négociation qu’était l’Accord général sur les tarifs douaniers et le commerce (GATT) où les États avaient seulement le statut de " parties contractuelles ". Un des objectifs de l’OMC est le démantèlement, lorsqu’ils existent encore, des monopoles nationaux constitués en vertu d’une décision publique. C’est déjà le cas pour les télécommunications dont la décision a été prise dans le cadre de l’OMC en février 97. Mais il en reste d’autres comme les chemins de fer qui attirent la convoitise des grands groupes financiers.

Un autre objectif est la libéralisation totale des investissements. L’instrument utilisé a été le projet d’Accord multilatéral sur l’investissement (AMI). L’AMI dont l’élaboration avait été décidée lors de la réunion ministérielle de l’OCDE de mai 1995, vise l’ensemble des investissements : directs (industrie, services, ressources naturelles) et de portefeuille. Il prévoit des dispositifs de protection, notamment pour le rapatriement total des bénéfices. L’AMI a été comme tel abandonné en 1997 mais est réapparu sous la forme d’une multitude d’Accords bilatéraux sur l’investissement, ce sont les nouveaux " habits " de l’AMI.

L’OMC fonctionne selon le mode " un pays - une voix " mais les délégués des pays du Sud ne font pas le poids face aux tonnes de documents à étudier, à l’armée de fonctionnaires, avocats, etc. des pays du Nord. Les décisions se prennent entre puissants dans les " green rooms ". Toutefois, dans la lancée de l’épisode de Seattle en novembre 1999, la conférence de Cancun (Mexique) en septembre 2003 a été marquée par la résistance d’un groupe de 22 pays émergents du Sud, qui se sont alliés en la circonstance pour mener la conférence à l’échec, face à l’intransigeance des pays du Nord.
Site : http://www.wto.org/indexfr.htm
et bien d’autres.

14 pays de l’Afrique de l’ouest ont acquis bon gré mal gré leur indépendance.

Aujourd’hui 50 ans après que pouvons nous dire du bilan ?

Pour avancer sereinement dans l’avenir un arrêt s’impose pour faire le bilan et cela dans la réflexion, dans la confrontation des idées pour 50 ans à venir plus promoteur.

Les idées fusent de partout certainement mais dans un cadre organisé, la mise en commun nous permettrait d’entrevoir un avenir plus radieux dans la sueur et la défense sans relâche de nos droits les plus primaires mais tout ceci ne sera possible qu’avec la prise en compte de nos devoirs ça et là.

L’Association pour une Taxation des Transactions financières pour l’Aide aux Citoyens du Burkina et toutes ses structures sœurs d’Afrique et partenaire à travers le monde souhaite apporter leur contribution à ce débat sur le cinquantenaire de nos Etats notamment du cinquantenaire du Burkina Faso.

Et pour ce faire, dans le cadre de cette campagne dénommée "50 ans on fête quoi ?" par Attac Burkina pour faire le bilan 50 ans après l’indépendance formelle. Et à ce propos la structure vous invite à venir apporter votre contribution aux débats en participant activement aux différentes activités annoncées. Pour cette grande première elle souhaite projeter le film AUTOPSIE D’UNE PSEUDO INDEPENDANCE retraçant la lutte sanglante pour les indépendances au Cameroun avec les leaders de l’Union Pour le Changement de (UPC) Ruben Um Nyobé ce vendredi 12 novembre 2010 à partir de 20heures au centre culturel Burkinabè situé à Ouagadougou entre le mixte de Gounghin et SNV Burkina.

A la suite de quoi, nous comptons vous convier à tour de rôle aux différentes activités inscrites dans le programme aussi bien en termes de projections au centre culturel burkinabè, à la cité universitaire immeuble Ouédraogo (IMO) si à Dassasgho non loin de la division fiscale de Bogodogo sur l’avenue Charles de Gaulle et au centre culturel allemand Institut Goethe sis à l’entrée ouest de l’université de Ouagadougou tout le mois de décembre.

Vous êtes tous conviés et alternativement un autre monde est possible.

Pour Attac Burkina


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